Running: Beaucoup profitent des vacances pour courir davantage… puis le regrettent à la rentrée

Le premier lundi des vacances ressemble souvent à une promesse.

Plus de réunions. Plus de trajets quotidiens. Plus de contraintes horaires aussi pesantes que le reste de l’année.

Pour beaucoup de coureurs, c’est enfin le moment de faire tout ce qu’ils n’ont pas réussi à faire depuis des mois.

Courir plus.

Courir plus longtemps.

Ajouter une sortie supplémentaire.

Explorer de nouveaux parcours.

Profiter du bord de mer, des chemins forestiers ou des routes de montagne.

L’intention est excellente.

Le piège, lui, est beaucoup plus discret.

Chaque été, de nombreux runners augmentent brutalement leur charge d’entraînement en pensant accélérer leur progression. Quelques semaines plus tard, ils rentrent pourtant avec des jambes lourdes, une motivation en baisse, parfois une petite blessure, et l’impression étrange d’être moins performants qu’avant leurs vacances.

Ce paradoxe surprend toujours.

Et pourtant, il est extrêmement fréquent.

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Fatigue Beaucoup pensent perdre de la puissance en été alors que le problème est souvent ailleurs

Jusqu’où peut-on augmenter son volume sans risque ?

Lorsqu’on dispose soudainement de davantage de temps libre, la tentation est forte d’en profiter immédiatement.

Voici un repère généralement utilisé par de nombreux entraîneurs.

ProfilVolume habituelAugmentation raisonnable pendant les vacances
Reprise / Débutant10 à 20 km/semaine+10 à 20 %
Amateur régulier20 à 40 km/semaine+10 à 25 %
Confirmé40 à 70 km/semaine+10 à 20 %
Expert70 km et plusAdaptation très progressive

Le problème apparaît lorsque ces progressions deviennent beaucoup plus brutales.

Un coureur passant soudainement de 30 à 55 kilomètres hebdomadaires pendant deux semaines ne réalise pas simplement davantage d’entraînement.

Il impose à son organisme un stress auquel il n’était pas préparé.

Les vacances créent souvent une illusion de fraîcheur

J’observe ce phénomène chaque été.

Les premiers jours de congés procurent une sensation très agréable.

Le sommeil s’améliore.

Le stress professionnel diminue.

Les jambes semblent plus légères.

Les footings deviennent faciles.

Cette sensation conduit souvent à une conclusion rapide :

« Je peux largement supporter davantage de volume. »

Dans un premier temps, c’est parfois vrai.

Mais le corps accumule progressivement une fatigue qui n’apparaît pas immédiatement.

Contrairement à une séance très intense qui laisse une trace évidente, le surentraînement est souvent silencieux au départ.

Une sortie supplémentaire paraît anodine.

Puis une deuxième.

Fatigue Running : Cette erreur face à la chaleur ralentit parfois davantage que le manque d’entraînement

Puis une troisième.

Et quelques semaines plus tard, les premiers signaux apparaissent.

Les signes qui passent souvent inaperçus

Le surentraînement est rarement spectaculaire.

Il s’installe progressivement.

Beaucoup de coureurs ne s’en rendent compte qu’au retour de vacances.

Les symptômes les plus fréquents sont souvent :

  • une fréquence cardiaque plus élevée à allure identique ;
  • des jambes lourdes plusieurs jours d’affilée ;
  • une récupération plus lente ;
  • un sommeil moins réparateur ;
  • une motivation qui diminue ;
  • une sensation de fatigue inhabituelle malgré les congés.

Le paradoxe est cruel.

Le coureur pense avoir profité de son temps libre pour progresser alors qu’il a parfois simplement accumulé davantage de fatigue.

L’été ajoute déjà une charge invisible

C’est un élément souvent oublié.

Courir davantage en juillet ou en août n’est pas comparable à courir davantage en novembre.

La chaleur augmente les contraintes physiologiques.

L’organisme doit gérer :

  • la thermorégulation ;
  • la déshydratation progressive ;
  • un sommeil parfois perturbé ;
  • des horaires inhabituels ;
  • les déplacements liés aux vacances.

Même lorsque les sorties semblent agréables, le coût énergétique global est souvent plus élevé.

Un footing de 12 kilomètres réalisé sous 28 degrés ne produit pas le même impact qu’un footing identique effectué à 12 degrés.

Beaucoup de runners sous-estiment cet effet cumulatif.

La blessure de rentrée n’arrive pas toujours en septembre

On imagine souvent qu’une surcharge se traduit immédiatement par une douleur.

Dans la réalité, les blessures apparaissent parfois plusieurs semaines après la période d’excès.

Fatigue Les cyclistes qui roulent bien malgré la chaleur évitent presque toujours cette erreur

Le corps compense pendant un temps.

Puis la fatigue accumulée finit par fragiliser certains tissus.

Tendons, mollets, fascia plantaire, genoux ou hanches deviennent progressivement plus vulnérables.

C’est pourquoi certains coureurs vivent une rentrée frustrante.

Ils ont beaucoup couru en juillet.

Ils ont continué en août.

Puis les premières douleurs apparaissent justement lorsque les objectifs de l’automne approchent.

Ce que font souvent les coureurs qui réussissent leur rentrée

Les runners qui retrouvent leur meilleur niveau en septembre ont souvent une approche différente.

Ils profitent effectivement des vacances.

Mais ils ne cherchent pas à tout faire.

Ils utilisent cette période pour :

  • améliorer leur régularité ;
  • renforcer leur endurance fondamentale ;
  • récupérer davantage ;
  • travailler leur technique ;
  • retrouver du plaisir.

Autrement dit, ils investissent dans leur progression future plutôt que dans une accumulation immédiate de kilomètres.

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Plus de temps libre ne signifie pas forcément plus d’entraînement

C’est probablement la leçon la plus utile à retenir.

Lorsqu’un coureur dispose soudainement de plusieurs heures supplémentaires par semaine, il pense naturellement à ajouter des séances.

Pourtant, d’autres leviers existent.

Une meilleure récupération.

Reprise Les coureurs qui reviennent plus forts en septembre évitent souvent cette erreur dès juillet

Davantage de sommeil.

Quelques exercices de mobilité.

Un peu de préparation physique.

Une alimentation plus régulière.

Ces éléments produisent souvent des bénéfices bien plus durables qu’une hausse brutale du kilométrage.

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Les vacances sont faites pour construire, pas pour compenser

Beaucoup de coureurs abordent l’été avec une forme de dette psychologique.

Ils ont manqué quelques séances au printemps.

Ils ont traversé une période professionnelle chargée.

Ils ont parfois l’impression d’avoir pris du retard.

Les vacances deviennent alors une occasion de rattraper le temps perdu.

Malheureusement, le corps ne fonctionne pas comme un compte bancaire.

On ne récupère pas plusieurs mois d’entraînement en trois semaines.

En revanche, on peut facilement accumuler plusieurs semaines de fatigue en quelques jours.

Les meilleurs progrès arrivent souvent lorsque l’on respecte une progression cohérente.

Pas lorsque l’on cherche à tout concentrer sur une courte période.

Une rentrée réussie se prépare souvent dès juillet

À cette période de l’année, la question n’est pas seulement de savoir combien vous allez courir.

Fatigue Running : pourquoi certaines fortes chaleurs détruisent surtout les sensations… plus que le niveau réel

La vraie question est de savoir dans quel état vous souhaitez arriver en septembre.

Fatigué mais fier de votre volume estival ?

Ou frais, motivé et prêt à profiter pleinement des objectifs de l’automne ?

La plupart des coureurs qui progressent durablement choisissent inconsciemment la seconde option.

Ils acceptent de laisser quelques kilomètres de côté.

Ils privilégient la qualité de récupération.

Ils construisent patiemment.

Et lorsque les températures redescendent enfin, ils découvrent souvent que leur niveau réel est bien meilleur qu’ils ne l’imaginaient.

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