Les coureurs qui reviennent plus forts en septembre évitent souvent cette erreur dès juillet

Début juillet, les journées s’allongent, les vacances approchent et les chaussures de running ressortent parfois plus souvent du placard que durant le reste de l’année.

On a davantage de temps. Les températures donnent envie de courir tôt le matin ou en fin de soirée. Certains découvrent de nouveaux parcours, profitent d’un séjour à la mer ou à la montagne et accumulent les kilomètres avec enthousiasme.

Sur le moment, cela ressemble souvent à une excellente idée.

Pourtant, lorsque septembre arrive, une situation revient chaque année.

Des coureurs qui ont beaucoup couru pendant l’été se retrouvent paradoxalement moins performants qu’espéré.

À l’inverse, d’autres reprennent leur préparation automnale avec des jambes fraîches, une bonne endurance et parfois même de meilleures sensations qu’au printemps.

La différence ne vient pas forcément du niveau initial.

Elle vient souvent de la façon dont le mois de juillet a été géré.

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Ce que font généralement les coureurs qui arrivent en forme à la rentrée

Lorsqu’on observe les coureurs qui abordent septembre dans de bonnes conditions, on retrouve souvent des habitudes assez simples.

ProfilFréquence estivale typiqueObjectif principal
Reprise / Débutant2 à 3 séances par semaineMaintenir la régularité
Amateur régulier3 à 4 séances par semaineConsolider l’endurance
Confirmé4 à 5 séances par semaineEntretenir les qualités acquises
Expert5 à 6 séances structuréesPréparer les objectifs d’automne

Le point commun est rarement le volume maximal.

Le point commun est la continuité.

Les meilleurs mois de septembre sont souvent précédés par des mois de juillet relativement sages.

L’erreur n°1 : vouloir profiter de l’été pour tout rattraper

Cette situation est extrêmement fréquente.

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Pendant plusieurs mois, le travail, la famille ou la météo ont parfois limité les entraînements.

Puis arrivent les vacances.

D’un coup, le temps disponible augmente.

Certains coureurs passent alors de trois sorties hebdomadaires à cinq ou six séances.

D’autres doublent quasiment leur kilométrage.

Sur le papier, cela paraît logique.

Mais l’organisme ne raisonne pas en fonction du calendrier des congés.

Il répond simplement à la charge d’entraînement qu’il reçoit.

Une augmentation trop rapide du volume crée souvent une fatigue qui ne se voit pas immédiatement.

Les premières semaines donnent même parfois l’impression d’une progression spectaculaire.

Puis les jambes deviennent plus lourdes.

Le sommeil se dégrade légèrement.

La motivation baisse.

Les allures habituelles paraissent plus difficiles.

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Et le bénéfice espéré disparaît progressivement.

L’été favorise une autre erreur plus discrète

À l’inverse, certains coureurs tombent dans le piège opposé.

Ils ne courent presque plus.

Les sorties deviennent occasionnelles.

Les semaines s’enchaînent sans véritable rythme.

Une séance ici.

Puis dix jours sans courir.

Puis une sortie très longue pour compenser.

Le problème n’est pas tant la baisse temporaire du volume.

Le problème est la perte de régularité.

L’endurance se construit davantage grâce à la répétition qu’à quelques grosses séances isolées.

Trois sorties modérées chaque semaine apportent souvent beaucoup plus de bénéfices qu’une seule sortie de vingt kilomètres réalisée de façon irrégulière.

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Beaucoup sous-estiment l’impact de la récupération estivale

Le soleil, les déplacements, les repas tardifs, les soirées entre amis ou les trajets de vacances modifient fortement les habitudes.

Reprise Running: Beaucoup profitent des vacances pour courir davantage… puis le regrettent à la rentrée

Or la récupération reste le moteur caché de la progression.

C’est particulièrement vrai après 40 ans.

Un coureur qui dort une heure de moins pendant plusieurs semaines peut ressentir des effets très concrets :

  • fréquence cardiaque plus élevée ;
  • sensation de jambes lourdes ;
  • récupération plus lente ;
  • motivation fluctuante ;
  • impression de perdre son niveau.

Pourtant, les qualités physiques sont souvent encore là.

Le corps manque simplement de repos.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles certains coureurs pensent avoir énormément régressé en août avant de retrouver rapidement leurs sensations après quelques jours plus structurés.

Le piège des longues sorties improvisées

Les vacances favorisent aussi les défis spontanés.

Un nouveau sentier.

Une sortie montagne.

Une boucle plus longue que prévu.

Une sortie de deux heures alors qu’on dépasse rarement une heure le reste de l’année.

Ces expériences peuvent être très positives.

Mais lorsqu’elles s’accumulent sans récupération adaptée, elles finissent parfois par laisser davantage de fatigue que de bénéfices.

Les coureurs qui progressent durablement utilisent souvent l’été pour explorer et prendre du plaisir, tout en conservant une certaine cohérence globale.

Progression Ce test simple surprend souvent les cyclistes qui pensent bien connaître leur niveau

Ils évitent notamment d’enchaîner plusieurs grosses sorties difficiles sur quelques jours.

Septembre récompense souvent les coureurs les plus patients

C’est probablement l’un des paradoxes les plus frustrants du running.

Les coureurs qui cherchent à progresser très vite pendant l’été n’obtiennent pas toujours les meilleurs résultats à la rentrée.

À l’inverse, ceux qui maintiennent simplement leurs habitudes avec régularité retrouvent souvent rapidement leur niveau.

Leur base d’endurance reste solide.

La fatigue accumulée est limitée.

Leur capacité à reprendre un entraînement structuré est meilleure.

En quelques semaines, ils peuvent relancer un cycle de progression sans repartir de zéro.

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Les trois réflexes qui font souvent la différence

Les coureurs qui arrivent en septembre avec de bonnes sensations respectent généralement trois principes simples :

1. Garder une fréquence stable

Même avec un volume réduit, conserver deux ou trois sorties régulières reste extrêmement efficace.

2. Accepter de ralentir

La chaleur estivale augmente naturellement la difficulté de l’effort.

Adapter son allure protège davantage la progression que vouloir maintenir coûte que coûte ses chronos habituels.

3. Protéger la récupération

Le sommeil, l’hydratation et les journées plus calmes sont souvent plus rentables que quelques kilomètres supplémentaires.

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L’objectif de juillet n’est pas d’être au sommet

C’est probablement l’idée la plus importante à retenir.

Juillet n’a pas besoin d’être votre meilleur mois de l’année.

Il doit surtout préparer les suivants.

Les coureurs qui retrouvent leur meilleur niveau en septembre ne cherchent généralement pas à battre tous leurs records pendant l’été.

Ils entretiennent leur base.

Ils conservent de bonnes habitudes.

Ils évitent les excès dans un sens comme dans l’autre.

Et lorsque les températures redescendent, que les nuits redeviennent plus longues et que les objectifs d’automne approchent, ils disposent encore de suffisamment d’énergie pour construire une vraie progression.

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