Début avril, les sorties deviennent plus régulières et plus longues. On commence à retrouver des repères, à comparer ses sorties… et souvent à regarder un chiffre en particulier : la vitesse moyenne.
28 km/h, 30 km/h… ça parle tout de suite.
Mais en parallèle, de plus en plus de cyclistes utilisent un capteur de puissance et se concentrent plutôt sur les watts.
Alors une question revient souvent :
faut-il chercher à améliorer sa vitesse moyenne… ou à maintenir une puissance stable ?
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Pourquoi la vitesse moyenne est trompeuse
La vitesse est une donnée simple… mais très influencée par l’environnement.
Performance Running : les signes concrets que ton entraînement fonctionne vraiment
Sur une même sortie, elle peut varier selon :
- le vent
- le dénivelé
- l’état de la route
- la circulation
- la position sur le vélo
Par exemple :
- 30 km/h sur le plat sans vent
- 26 km/h avec du vent de face
- 32 km/h avec vent dans le dos
Dans ces trois cas, l’effort peut être exactement le même.
La vitesse ne reflète donc pas directement l’intensité réelle.
La puissance : un indicateur plus fiable
La puissance, exprimée en watts, mesure l’effort réel produit par le cycliste.
Elle dépend beaucoup moins des conditions extérieures.
Par exemple :
- 200 W avec vent de face → vitesse plus faible
- 200 W avec vent arrière → vitesse plus élevée
Mais l’effort reste identique.
Performance Vélo : comment savoir si tu progresses à vélo (les indicateurs vraiment fiables)
C’est pour cela que la puissance est devenue une référence pour structurer l’entraînement.
Le problème quand on vise la vitesse
Beaucoup de cyclistes adaptent leur effort pour maintenir une vitesse.
Par exemple :
- forcer face au vent pour garder 30 km/h
- accélérer dans les montées pour ne pas perdre de moyenne
Résultat :
- intensité irrégulière
- fatigue plus rapide
- difficulté à tenir sur la durée
Ce type de gestion fatigue plus qu’il ne fait progresser.
L’intérêt d’une puissance stable
Maintenir une puissance stable permet de mieux contrôler l’effort.
Par exemple, sur une sortie d’endurance :
- 65 à 75 % de FTP
- cadence autour de 85–90 rpm
- respiration confortable
👉 Exemple de séance basée sur cette logique :
Séance Endurance active longue – Développer l’endurance aérobie et la base foncière
Performance Running : 40 ans : comment mesurer réellement ta progression (sans te tromper)
Cette stabilité permet de :
- mieux gérer l’énergie
- limiter la fatigue musculaire
- améliorer l’endurance
Ce qui se passe dans les montées
En montée, la différence entre vitesse et puissance devient encore plus visible.
Un cycliste peut rouler à :
- 12 km/h sur une pente à 8 %
- 18 km/h sur une pente à 4 %
Mais si la puissance reste à 230 W, l’effort est identique.
👉 Pour travailler cette capacité à stabiliser l’effort :
Séance Ascension longue au seuil – Tenir un effort soutenu en côte
Et si on n’a pas de capteur de puissance ?
Même sans capteur, on peut appliquer cette logique.
Il suffit d’utiliser des repères simples :
- fréquence cardiaque
- respiration
- sensation d’effort
Par exemple :
Performance Running : l’erreur n°1 qui freine la progression de la plupart des coureurs
- endurance → respiration facile
- tempo → respiration soutenue mais contrôlée
- intensité élevée → difficulté à parler
👉 Ce type de travail peut être structuré sans puissance :
Séance Tempo soutenu – Développer la puissance aérobie soutenable
Ce que font les cyclistes expérimentés
Les cyclistes expérimentés regardent parfois la vitesse… mais ils ne s’y fient pas pour gérer leur effort.
Ils privilégient :
- la puissance
- la fréquence cardiaque
- les sensations
La vitesse devient plutôt un indicateur secondaire.
Exemple concret observé
Deux cyclistes roulent ensemble pendant 2 heures.
Cycliste A
vise 30 km/h → variations constantes d’intensité
Cycliste B
reste autour de 200 W → effort régulier
Après 2 heures :
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- le cycliste A est souvent plus fatigué
- le cycliste B garde plus d’énergie
La différence vient de la gestion de l’effort.
À retenir
La vitesse moyenne est une donnée intéressante… mais elle dépend trop des conditions extérieures pour guider l’entraînement.
La puissance, ou à défaut les sensations et la fréquence cardiaque, permet de mieux contrôler l’intensité.
Et à vélo, c’est souvent la régularité de l’effort qui fait la différence sur la progression.
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