Vélo : Cette qualité devient souvent plus importante que les watts dans les longues ascensions

La scène se répète chaque été dans les grands cols comme dans les longues montées plus modestes.

Au pied de l’ascension, certains cyclistes paraissent impressionnants. Les premiers kilomètres sont avalés à un rythme soutenu. Les watts affichés sur le compteur sont élevés. Les sensations semblent excellentes.

Puis la pente continue.

Encore.

Et encore.

Vingt minutes deviennent trente. Trente deviennent quarante-cinq.

C’est souvent à ce moment-là que les écarts commencent à se creuser.

Pas forcément entre les cyclistes les plus puissants et les autres.

Mais entre ceux qui savent gérer leur effort et ceux qui dépensent trop d’énergie trop tôt.

Car dans les longues ascensions, la qualité qui finit souvent par faire la différence n’est pas la puissance maximale.

C’est la capacité à gérer son effort pendant toute la durée de la montée.

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Les watts restent importants… mais pas toujours comme on l’imagine

Lorsque l’on prépare la montagne, beaucoup de discussions tournent autour de la FTP, du poids ou du rapport watts par kilo.

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Ces données ont évidemment leur importance.

Elles permettent de situer son niveau et de prévoir certaines performances.

Voici quelques repères souvent observés chez les cyclistes amateurs :

NiveauFTP approximativeCapacité habituelle en longue montée
Reprise / Débutant120 à 180 W10 à 20 min d’effort continu
Amateur régulier180 à 250 W20 à 45 min
Confirmé250 à 320 W45 à 90 min
Expert320 W et plusPlus de 90 min

Pourtant, lorsque deux cyclistes possèdent des FTP proches, celui qui atteint le sommet en premier n’est pas systématiquement le plus puissant.

Très souvent, c’est celui qui gère le mieux son énergie.

Pourquoi les longues ascensions punissent les erreurs de gestion

Sur une bosse de cinq minutes, une erreur de rythme reste souvent rattrapable.

Dans une ascension de quarante minutes ou d’une heure, chaque excès finit par coûter cher.

Les premiers kilomètres sont trompeurs.

Les jambes sont fraîches.

L’adrénaline est présente.

Le groupe roule vite.

On se sent capable de suivre.

C’est précisément là que beaucoup de cyclistes commettent leur plus grosse erreur.

Ils roulent à une intensité qu’ils pourront tenir dix minutes mais pas quarante.

Le corps accepte cette dépense pendant un moment.

Puis la fatigue s’installe progressivement.

La respiration devient plus difficile.

Endurance fondamentale Cette qualité fait souvent gagner davantage en trail que la vitesse pure

La fréquence cardiaque continue de grimper.

Les jambes se vident.

Et le sommet paraît soudain beaucoup plus loin qu’au départ.

La qualité qui fait réellement gagner du temps

Lorsque l’on observe les grimpeurs expérimentés, un comportement revient constamment.

Ils montent souvent moins vite que prévu au début.

Parfois même, ils donnent l’impression d’être prudents.

Pourtant, au fil des kilomètres, ils dépassent régulièrement ceux qui étaient partis plus fort.

Cette qualité porte plusieurs noms : gestion de l’effort, endurance spécifique ou maîtrise du pacing.

Peu importe le terme.

L’idée reste la même.

Être capable de maintenir une intensité proche de sa limite sans jamais la dépasser durablement.

Cette compétence paraît moins spectaculaire qu’une grosse FTP.

Mais elle influence souvent davantage le résultat final.

L’été rend cette qualité encore plus précieuse

Mi-juillet correspond à une période particulière pour les cyclistes.

Les vacances commencent pour certains.

Les sorties montagneuses se multiplient.

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Les températures augmentent.

Les ascensions sont souvent plus longues que le reste de l’année.

Dans ces conditions, la gestion de l’effort devient encore plus importante.

La chaleur accélère la dérive cardiaque.

La déshydratation apparaît plus rapidement.

Les réserves énergétiques diminuent plus vite.

Un départ légèrement trop ambitieux peut alors devenir très coûteux.

C’est d’ailleurs une raison fréquente pour laquelle certains cyclistes ont l’impression d’avoir perdu leur niveau en montagne.

Leur puissance n’a pas forcément baissé.

Leur gestion n’est simplement plus adaptée aux conditions du jour.

Le test simple qui révèle souvent le problème

Une question permet souvent d’évaluer sa gestion de l’effort.

Lorsque vous terminez une longue ascension, êtes-vous capable d’accélérer légèrement sur les cinq dernières minutes ?

Si la réponse est oui, votre gestion est probablement cohérente.

Si vous terminez complètement vidé, incapable d’augmenter le rythme ou même de maintenir votre allure, vous êtes peut-être parti trop vite.

Les meilleurs grimpeurs amateurs gardent souvent une petite marge au départ.

Cette réserve leur permet de terminer fort.

Côtes Certains coureurs gagnent davantage en une semaine de montagne qu’en plusieurs semaines classiques

Et dans une longue montée, finir fort est généralement plus efficace que partir fort.

Comment développer cette qualité

La bonne nouvelle est que cette compétence se travaille.

Elle n’est pas réservée aux meilleurs.

L’une des méthodes les plus efficaces consiste à multiplier les efforts longs à intensité contrôlée.

L’objectif n’est pas de battre un record à chaque sortie.

L’objectif est d’apprendre à reconnaître le rythme que l’on peut réellement soutenir.

Au fil des semaines, les sensations deviennent plus fiables.

On identifie mieux ses limites.

On apprend à résister à l’envie d’accélérer trop tôt.

Et surtout, on développe cette endurance mentale qui accompagne les longues ascensions.

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Ce que les meilleurs cyclistes amateurs comprennent avec le temps

La plupart des cyclistes passent d’abord plusieurs années à chercher davantage de puissance.

Puis ils découvrent progressivement quelque chose de plus subtil.

La performance en montagne ne dépend pas uniquement de ce que l’on peut produire.

Elle dépend aussi de ce que l’on est capable de préserver.

Côtes Cette erreur en montée fatigue souvent davantage que le dénivelé lui-même

Les longues ascensions récompensent rarement les plus explosifs.

Elles récompensent souvent les plus patients.

Ceux qui savent rester dans leur rythme.

Ceux qui acceptent de laisser partir certains concurrents au départ.

Ceux qui construisent leur montée kilomètre après kilomètre.

Au sommet, la différence de watts existe toujours.

Mais elle est souvent moins décisive que la capacité à gérer intelligemment l’énergie disponible pendant toute la durée de l’effort.

Et c’est précisément cette qualité qui transforme parfois une ascension subie en ascension maîtrisée.

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