Début mai, beaucoup de cyclistes ont retrouvé un bon rythme. Les sorties sont régulières, les kilomètres s’accumulent… parfois jusqu’à 120, 150 km par semaine, voire plus.
Sur le papier, ça semble solide.
Et pourtant, sur le terrain, on observe souvent une situation frustrante :
beaucoup de volume… mais peu de progrès.
Si tu te reconnais là-dedans, ce n’est probablement pas un problème de motivation. C’est souvent une erreur d’organisation de l’entraînement.
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Le problème n’est pas le volume… mais son utilisation
Rouler 150 km par semaine, c’est déjà un bon volume pour un cycliste amateur.
Mais ce volume peut produire deux résultats très différents :
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- progression réelle
- ou stagnation complète
La différence ne vient pas du nombre de kilomètres… mais de comment ils sont roulés.
L’erreur la plus fréquente : rouler toujours “entre deux”
C’est le cas le plus courant.
Beaucoup de cyclistes roulent à une intensité :
- trop élevée pour récupérer
- trop faible pour progresser
On se retrouve dans une zone intermédiaire :
- cardio modéré
- effort constant
- fatigue présente
Mais sans véritable adaptation.
C’est ce qu’on appelle souvent la “zone grise”.
Résultat :
- fatigue accumulée
- progression limitée
- sensations qui stagnent
Le rôle clé de l’endurance fondamentale
Dans les programmes efficaces, 70 à 80 % du volume se situe en endurance fondamentale.
Performance Vélo : tu roules souvent ce printemps… mais tu ne progresses pas : l’explication simple
👉 Plans et séances vélo en endurance fondamentale (foncier)
Cette zone permet :
- d’accumuler du volume sans fatigue excessive
- d’améliorer l’efficacité cardiovasculaire
- de préparer les séances plus intenses
Si tes 150 km sont majoritairement roulés trop vite, tu perds une grande partie de ces bénéfices.
L’absence de séances spécifiques
Autre point fréquent : le manque de travail ciblé.
Rouler régulièrement ne suffit pas toujours.
Pour progresser, il faut intégrer des séances avec un objectif précis :
- tempo
- seuil
- VO₂max
👉 Plans et séances vélo au seuil ou tempo
👉 Séance Seuil fractionné – Cumuler un gros volume proche du seuil
Sans ces séances, le corps s’adapte… mais cesse rapidement de progresser.
Un exemple très courant sur le terrain
Prenons deux cyclistes qui roulent chacun 150 km par semaine.
Cycliste A
3 sorties à allure constante “un peu soutenue”
→ fatigue régulière
→ stagnation
Cycliste B
2 sorties en endurance
1 séance spécifique
→ meilleure récupération
→ progression visible
La différence vient uniquement de la structure.
Le rôle de la récupération
Rouler beaucoup sans intégrer de récupération est une autre erreur fréquente.
Le corps progresse pendant la récupération, pas pendant l’effort.
👉 Sortie récupération (40-60 min en Z1)
Performance Running : 5 km : pourquoi tu n’arrives pas à passer un cap malgré tes séances
Une simple sortie très facile peut parfois relancer les sensations.
Le piège des kilomètres comme seul indicateur
Beaucoup de cyclistes se focalisent sur :
- le nombre de kilomètres
- la durée
- la vitesse moyenne
Mais ces indicateurs ne reflètent pas toujours la progression.
Deux semaines à 150 km peuvent être :
- très efficaces
- ou totalement inefficaces
selon la manière dont elles sont construites.
Ce qui fait vraiment progresser
Sur le terrain, les cyclistes qui progressent avec un volume modéré font généralement trois choses :
- ils roulent lentement la plupart du temps
- ils placent 1 à 2 séances ciblées par semaine
- ils respectent la récupération
Cette combinaison permet d’exploiter pleinement chaque kilomètre.
En résumé
Rouler 150 km par semaine ne garantit pas la progression.
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L’erreur la plus fréquente n’est pas de rouler trop… mais de rouler toujours à la même intensité.
Pour progresser, il faut :
- structurer ses sorties
- varier les intensités
- garder une base d’endurance
Autrement dit, ce n’est pas le volume qui fait progresser… c’est la manière dont tu l’utilises.
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