Running : Tu n’as pas perdu ta condition physique, tu as perdu ta tolérance à l’effort

C’est une phrase que j’entends très souvent, surtout après une coupure, un hiver compliqué, ou une période un peu chargée côté boulot.

“Je suis devenu nul.”
“J’ai perdu toute ma condition.”
“Je ne comprends pas, tout me coûte.”

Et pourtant, quand on regarde les faits, la condition est souvent encore là.
Ce qui a disparu, c’est autre chose. Plus discret. Plus sournois.

Tu n’as pas perdu ton moteur.
Tu as perdu ta tolérance à l’effort.

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La scène typique après une coupure (ou un faux redémarrage)

Tu reprends tranquillement.
Les premières sorties passent. Le cardio n’est pas catastrophique. Les allures ne sont pas si loin de ce que tu faisais avant.

Mais dès que l’effort monte un peu :

• le souffle devient vite inconfortable
• les jambes brûlent plus tôt que prévu
• l’envie de ralentir arrive très vite
• la séance te “pèse” mentalement

Et tu conclus trop vite : “Je suis en méforme.”

Dans la majorité des cas, ce n’est pas vrai.

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Condition physique vs tolérance à l’effort

La condition physique, c’est ton moteur.

• ta capacité aérobie
• ton économie de course
• ton niveau de force général
• ton socle construit sur des mois ou des années

La tolérance à l’effort, c’est autre chose.

C’est ta capacité à :

• accepter l’inconfort
• maintenir une intensité un peu élevée
• rester lucide quand ça pique
• enchaîner les efforts sans panique

Et ça, ça se désentraîne très vite.

Pourquoi la tolérance disparaît plus vite que la condition

La tolérance à l’effort est très liée :

• au système nerveux
• aux sensations
• à la confiance
• à l’habitude

Quelques semaines sans intensité, sans variation, sans vrai contraste…
et le corps “oublie” comment gérer l’effort inconfortable.

Le moteur est là.
Mais le curseur de confort s’est rapproché.

Le piège : vouloir “prouver” que la condition est toujours là

Quand on se sent vite en difficulté, beaucoup font la même erreur.

Fatigue Tapis de course : pourquoi les séances faciles y sont souvent plus éprouvantes que dehors

Ils forcent.

Ils se disent :

• “Il faut que je repasse par là”
• “Sinon je vais perdre encore plus”
• “Je dois refaire du dur”

Résultat :
l’effort est mal vécu, la séance laisse des traces, et la confiance recule encore.

Ce n’est pas comme ça qu’on reconstruit la tolérance.

Pourquoi tout semble plus dur alors que les chiffres ne sont pas catastrophiques

C’est là que le décalage est le plus perturbant.

Sur le papier :

• le cardio reste correct
• les allures ne sont pas effondrées
• la charge paraît cohérente

Mais dans le corps :

• l’effort est mal accepté
• la respiration semble envahissante
• la tête décroche vite

Ce n’est pas une perte de niveau.
C’est une perte d’habitude à l’inconfort.

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Le rôle clé de l’endurance fondamentale (bien utilisée)

Quand la tolérance est basse, beaucoup font une autre erreur :
ils courent leurs footings un peu trop vite “pour se rassurer”.

Mauvaise idée.

Dans cette phase, l’endurance fondamentale doit redevenir une vraie zone refuge.

Je le rappelle clairement ici : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale, et vraiment facile.

Pourquoi ?
Parce que c’est elle qui :

• restaure la confiance
• stabilise le système nerveux
• permet d’absorber les autres séances
• évite la fatigue inutile

Sans ça, chaque séance devient une lutte.

Comment reconstruire la tolérance sans se cramer

La tolérance à l’effort ne se reconstruit pas par des “chocs”.

Elle se reconstruit par des expositions brèves, maîtrisées, répétées.

Pas des séances longues et dures.
Pas des défis.

Mais des moments où tu touches l’inconfort… puis tu en ressors proprement.

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C’est exactement l’esprit des formats proposés dans 👉 les séances spécifiques de running : de l’intensité claire, mais dosée.

Pourquoi les sensations reviennent souvent d’un coup

C’est quelque chose que j’observe très souvent.

Pendant deux ou trois semaines, tu as l’impression de stagner.
Puis un jour, sans prévenir :

• l’effort passe mieux
• le souffle est plus stable
• tu n’anticipes plus la douleur
• la séance “coule”

Ce n’est pas magique.
C’est juste que la tolérance a été réapprise.

Le rôle ambigu de la montre dans cette phase

La montre peut aider… ou bloquer.

Si tu regardes chaque variation comme un verdict, tu renforces le stress.
Si tu l’utilises comme garde-fou, elle t’aide à rester dans le bon cadre.

Des alertes simples d’intensité évitent de dépasser ce que tu peux absorber. Une montre fiable et lisible est précieuse dans cette phase. Si tu veux un repère 👉 mon comparatif des meilleures montres GPS running.

Pourquoi cette confusion est si fréquente après 40 ans

Avec l’âge, on perd rarement son moteur du jour au lendemain.
Mais on perd plus vite la tolérance à l’effort.

La récupération est un peu plus lente.
Les sensations sont plus marquées.
L’inconfort est moins bien accepté.

Résultat : on croit avoir “perdu le niveau”… alors qu’on a juste besoin de réhabituer le corps.

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Comment savoir si c’est bien ton cas

Pose-toi ces questions simples :

• est-ce que mes allures faciles sont encore là ?
• est-ce que je récupère plutôt bien ?
• est-ce que c’est surtout l’intensité qui me dérange ?

Si oui, le problème n’est pas ta condition.
C’est ton seuil de tolérance.

Ce que tu peux faire dès maintenant

Pendant quelques semaines :

Protège vraiment tes footings faciles
Expose-toi brièvement à l’inconfort
Sors des séances avec de la marge
Ne cherche pas à “prouver” quoi que ce soit

Très souvent, la sensation de forme revient avant même que les chiffres ne bougent.

Tu n’as pas perdu ton moteur.
Tu as juste besoin de réapprendre à l’utiliser sous contrainte.

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