Je vais être clair : j’adore les données.
Je les regarde souvent, je les compare, je les utilise pour structurer mes semaines. Garmin m’a clairement aidé à devenir plus régulier, plus cohérent, plus patient.
Mais il y a un moment que j’ai appris à respecter.
Celui où la montre dit “tout va bien”, alors que le corps, lui, envoie des signaux beaucoup moins rassurants.
Pas une douleur franche.
Pas une fatigue écrasante.
Plutôt une accumulation de petits détails que la montre ne capte pas… mais que tu ressens très bien quand tu cours.
C’est de ça dont on va parler.
De ce décalage entre ce que Garmin mesure très bien… et ce que ton corps vit réellement.
Je pose le cadre tout de suite : 70–80 % du volume doit rester en endurance fondamentale. Quand ce socle est respecté, ces signaux deviennent plus faciles à lire. Quand il ne l’est pas, ils se brouillent.
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Et évidemment, pour que les données aient un minimum de sens, encore faut-il une montre fiable
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La mini vérité que peu de coureurs acceptent
Garmin mesure ce qui est mesurable.
Ton corps, lui, vit ce qui est tolérable.
Entre les deux, il y a parfois un écart.
Et cet écart est souvent à l’origine des stagnations, des petites blessures, ou de cette fatigue diffuse qui s’installe sans alerte rouge.
Ce que Garmin voit très bien
Soyons justes.
Garmin est excellent pour :
- la charge globale
- la répartition des intensités
- les tendances sur plusieurs semaines
- les excès évidents
Quand tu forces trop fort, trop souvent, trop vite… la montre finit par le voir.
Mais le problème, c’est ce qu’elle ne voit pas.
Ce que la montre ne capte pas (ou très mal)
1) La fatigue neuromusculaire diffuse
Tu peux avoir :
- une FC normale
- une allure stable
- une charge “optimale”
Et pourtant sentir :
- des jambes un peu vides
- une foulée moins élastique
- un besoin de concentration plus élevé pour tenir l’allure
Ce n’est pas de la fatigue cardio.
C’est une fatigue du système nerveux et musculaire, beaucoup plus discrète.
2) La perte de relâchement
Garmin voit l’allure.
Il ne voit pas :
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- les épaules qui montent
- les bras qui se crispent
- la mâchoire serrée
- la respiration qui devient plus haute
Or, ces signaux-là apparaissent avant que les chiffres ne dérivent.
3) L’usure articulaire “silencieuse”
Les données peuvent être parfaites… pendant que :
- les genoux grincent un peu
- les hanches sont moins fluides
- les appuis deviennent hésitants
Ce n’est pas encore une blessure.
C’est un terrain qui se fragilise.
Le piège classique : croire la montre contre les sensations
Je le vois très souvent.
“Je suis fatigué, mais Garmin dit que je peux y aller.”
Alors on y va.
Une fois, ça passe.
Deux fois aussi.
Mais à moyen terme, le corps finit toujours par reprendre la main.
Pas par un message poli.
Par une gêne, une rechute, ou une stagnation nette.
Le signal que je prends toujours au sérieux
Il est simple, mais très fiable.
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👉 Quand une séance facile demande de l’attention.
Si sur un footing censé être tranquille :
- tu dois te “contenir”
- tu surveilles constamment ton allure
- tu n’es jamais vraiment relâché
Alors quelque chose est en train de s’accumuler, même si Garmin sourit.
Pourquoi ce décalage augmente avec l’âge
Après 40 ans, un détail change tout :
la marge d’erreur diminue.
À 30 ans, tu pouvais ignorer certains signaux et compenser plus tard.
À 45–50 ans, ces signaux deviennent des alertes précoces.
Le corps parle plus tôt.
La montre, elle, parle parfois trop tard.
Comment je réconcilie données et sensations
Je ne choisis pas l’un contre l’autre.
Je les fais dialoguer.
1) Les données pour cadrer
- éviter les excès évidents
- structurer la semaine
- garder une cohérence globale
2) Les sensations pour ajuster
- relâchement
- qualité de foulée
- facilité respiratoire
- envie réelle de courir
Quand les deux sont alignés, tout va bien.
Quand ils divergent, je fais confiance au corps.
Garmin Garmin et l’illusion de la progression linéaire en course à pied, je t’explique
Le cas typique : la semaine “propre” qui fatigue quand même
Garmin te dit :
- charge OK
- récupération OK
- statut d’entraînement stable
Mais ton corps dit :
- jambes lourdes à froid
- séance suivante moins fluide
- besoin de lever le pied
Dans ce cas-là, je ne cherche pas à “corriger la montre”.
Je simplifie la semaine suivante.
Et sur tapis, attention au faux calme
Sur tapis, le décalage peut être encore plus fort.
- allure stable
- pas de variations
- effort lissé
Le corps, lui, encaisse quand même.
D’où l’intérêt :
- d’un tapis stable
- d’un vrai contrôle de l’intensité
- et de ne pas confondre confort et récupération
👉 Comparatifs meilleurs tapis de course : mon classement top 5
Ce que tu peux faire dès cette semaine
Un exercice simple.
Sur tes prochaines sorties faciles :
Fatigue Running : L’allure qui rassure sur le moment… mais épuise à moyen terme
- enlève les alertes
- cours à la sensation
- observe le relâchement
- regarde ensuite les données
Si les chiffres sont bons et que les sensations sont bonnes, parfait.
Si les chiffres sont bons mais les sensations moyennes, écoute le corps.
Et si tu veux t’appuyer sur un cadre clair pour éviter ces décalages :
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Garmin est un excellent outil.
Mais ce n’est pas un oracle.
La vraie progression commence souvent là où la montre se tait… et où le corps commence à parler.

