Je te raconte un truc que je vois tout le temps. Après 40–50 ans, beaucoup de coureurs font “tout bien” : ils courent régulièrement, ils transpirent, ils rentrent fatigués… et pourtant le poids ne bouge plus. Ou pire, ils ont l’impression que pour perdre 1 kg, il faudrait s’entraîner comme à 25 ans.
Et c’est là que l’erreur arrive : on augmente l’intensité. On se met à courir plus vite, à faire du fractionné “pour brûler plus”, à transformer les footings en sorties tempo… et on finit avec un cocktail très classique : plus de fatigue, plus de faim, plus de stress, moins de récupération. Au final, on stagne encore.
La question n’est pas “quelle intensité brûle le plus sur le moment”.
La vraie question, c’est : quelle intensité te permet de courir longtemps, souvent, sans te cramer, tout en gardant un bon signal métabolique pour perdre du poids.
Je te donne une réponse claire, avec des repères d’effort utilisables, des exemples de semaine, et des erreurs très concrètes à éviter.
Et je le pose tout de suite : 70–80 % de ton volume doit rester en endurance fondamentale. Après 40–50 ans, c’est encore plus vrai, parce que c’est ce qui te donne la régularité sans blessures.
Pour structurer ça sans improviser :
👉 Mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes de running du débutant au marathon
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Et si tu veux suivre correctement tes zones cardio sans te raconter d’histoires, une montre fiable fait gagner du temps :
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Performance Pourquoi tu te sens “lourd” en reprise malgré des allures faciles
La mini vérité après 40–50 ans : ton meilleur “brûleur de graisse”, c’est la régularité
Oui, un HIIT brûle beaucoup en peu de temps.
Mais si tu le payes par :
- une récupération pourrie
- des douleurs qui s’installent
- une faim qui explose
- un sommeil dégradé
… alors ton déficit sur la semaine disparaît.
Après 40–50 ans, la bonne intensité, c’est celle qui te permet de :
- courir 3 à 5 fois par semaine si tu en as l’habitude
- rester en forme mentale
- ne pas te blesser
- garder un niveau de stress compatible avec une perte de poids
Et cette intensité, c’est majoritairement faible.
L’intensité “idéale” : le trio qui marche vraiment
Je résume l’approche la plus rentable comme ça :
- Beaucoup d’endurance fondamentale (le socle)
- Un peu d’intensité “propre” (pour garder le moteur)
- Une touche de renforcement (pour rester solide et éviter les douleurs)
1) Endurance fondamentale : ton meilleur allié
Si tu veux perdre du poids sans te cramer, l’EF doit être ta base.
Repère simple : tu peux parler.
Tu respires par le nez une partie du temps.
Tu finis en ayant l’impression que tu pourrais continuer.
C’est cette intensité qui te permet d’accumuler du volume, de récupérer, d’améliorer ton endurance, et de ne pas exploser ton appétit.
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👉 Séances d’endurance fondamentale
Et oui : 70–80 % du volume dans cette zone, c’est la règle.
2) Une intensité “moyenne” bien dosée : le tempo / seuil léger
Beaucoup de coureurs pensent que “moyen” = “bien pour maigrir”.
En réalité, c’est la zone la plus piégeuse : suffisamment dure pour fatiguer, pas assez dure pour un stimulus clair, et souvent celle qui fait dériver tes footings.
Mais utilisée en petite dose, elle est très utile.
Je parle de blocs courts et contrôlés, type :
- 2 × 8 minutes “soutenu mais maîtrisé”
- récup 3 minutes facile
L’objectif : améliorer la tolérance à l’effort, sans te griller.
👉 Travail au seuil et allure spécifique
3) Une intensité haute très ponctuelle : quelques accélérations
Après 40–50 ans, garder un peu de “vitesse” est important, pas pour le chrono, mais pour :
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- maintenir la foulée
- garder de la puissance
- éviter de devenir raide
Mais on n’a pas besoin de séances destructrices. Des formats très courts suffisent :
- 8 à 10 × 20–30 secondes vite, relâché
- récup longue et facile
Le repère cardio “simple” qui évite le piège
Je ne vais pas te donner un chiffre magique, parce que la FC dépend de l’âge, du stress, du sommeil, de la chaleur, etc.
Mais je te donne le repère le plus utile :
- si tu peux parler par phrases, tu es dans la bonne zone EF
- si tu ne peux plus parler, tu es trop haut pour une sortie “brûle-graisse” répétable
Et si tu utilises une montre, je te conseille surtout de vérifier après coup : est-ce que ton footing était vraiment facile ? est-ce que tu as dérivé ?
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Une semaine type “perte de poids” après 40–50 ans (3 à 4 séances)
Option 3 séances (très réaliste)
- Séance 1 : EF 45–60 min
- Séance 2 : EF 40 min + 6 × 20 s relâché
- Séance 3 : EF 50 min + 2 × 8 min tempo léger
Tu vois le ratio : beaucoup facile, un peu de qualité.
Option 4 séances (si tu récupères bien)
- 2 sorties EF “pures”
- 1 sortie EF + petites accélérations
- 1 séance tempo légère
C’est simple, c’est répétable, et ça évite le piège du “toujours dur”.
Les erreurs qui bloquent la perte de poids (et que je vois le plus)
Transformer l’EF en footing “actif”
Tu veux brûler plus, tu accélères.
Tu finis plus fatigué, tu récupères moins, tu grignotes plus. Et tu t’uses.
Faire du HIIT trop souvent
Le HIIT est utile, mais il est coûteux. Si tu en fais 2–3 fois par semaine, tu augmentes la fatigue et tu augmentes souvent la faim. Tu peux perdre du poids au début, puis stagner.
👉 Pour un HIIT cadré et adapté : Afterburn et HIIT perte de poids
Oublier la force et la stabilité
Après 40–50 ans, la force te protège et te rend plus “économe” en course. Deux mini PPG par semaine peuvent changer la donne.
Négliger la marche et le NEAT
Beaucoup de stagnations viennent du quotidien : tu cours plus, mais tu bouges moins le reste du temps. Ça annule la dépense.
Comment le tapis peut aider (sans te griller)
Quand il fait froid, nuit tôt, ou que tu veux contrôler l’intensité, le tapis est utile. En particulier pour rester en EF, sans te faire embarquer.
Et si tu fais beaucoup d’indoor, je te laisse mon classement :
👉 Comparatifs meilleurs tapis de course : mon classement top 5
Ce que tu peux faire dès cette semaine
Si tu veux continuer à perdre du poids après 40–50 ans en courant, je te propose un réglage très simple pendant 14 jours :
- 2 footings EF vraiment faciles
- 1 footing EF + 6 accélérations de 20 secondes
- 1 séance tempo légère (2 × 8 min)
Et surtout : tu refuses de transformer tes footings en séances “moyennes dures”.
Si tu veux cadrer ça selon ton objectif de course (5 km, 10 km, semi, marathon), tu peux partir sur un plan :
👉 Mes programmes de running du débutant au marathon
Et pour varier les formats sans improviser :
👉 Mes séances spécifiques de running
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme
Perdre du poids après 40–50 ans, ce n’est pas courir plus dur.
C’est courir plus souvent, plus facilement, et garder juste assez d’intensité pour que le moteur reste vivant.

