35–60 ans et course à pied : combien de séances par semaine pour progresser en hiver sans accumuler de fatigue ?

C’est une question que j’entends presque chaque semaine.
Et elle revient souvent après une phase où “tout allait bien”… jusqu’au moment où la fatigue s’installe sans prévenir.

Tu cours régulièrement.
Tu as envie de progresser.
Mais tu sens bien que ton corps ne réagit plus exactement comme à 25 ans.

À partir de 35–40 ans, la vraie question n’est plus “combien je peux encaisser”, mais combien je peux répéter sans m’user.

Et la réponse n’est jamais universelle. Elle dépend de ton âge, de ton historique, de ta récupération… et surtout de la façon dont tu répartis tes séances.

Je vais te donner un cadre clair, réaliste, et un tableau simple pour t’aider à te situer.

👉 Toutes mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes running du débutant au marathon
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme

Fatigue Running Garmin : Training Effect élevé mais progression nulle, l’erreur de lecture classique

La scène que je vois le plus souvent entre 35 et 60 ans

Beaucoup de coureurs font la même erreur, sans s’en rendre compte.

Ils passent de 2 à 4 séances par semaine trop vite.
Ou ils restent bloqués à 3 séances… mais les rendent toutes “un peu sérieuses”.

Résultat :

  • les footings deviennent trop rapides
  • les séances s’enchaînent sans vraie récupération
  • la fatigue devient chronique
  • la progression ralentit, voire régresse

Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est un problème de dosage.

La règle qui change tout après 35 ans

Je la répète souvent parce qu’elle évite énormément de casse :
70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.

Plus tu avances en âge, plus cette règle devient importante.

Pourquoi ?
Parce que ce n’est pas l’intensité qui manque aux coureurs de 35–60 ans.
C’est la capacité à récupérer de l’intensité.

Progression Trail : marcher tôt en montée peut faire gagner du temps (si tu fais ce réglage simple)

Ce qui change réellement avec l’âge

Entre 35 et 60 ans, plusieurs choses évoluent, même chez des coureurs très réguliers :

  • la récupération nerveuse est un peu plus lente
  • les tissus (tendons, fascias) tolèrent moins les variations brutales
  • le stress extérieur (travail, sommeil, famille) pèse plus sur l’entraînement
  • la fatigue s’accumule de manière plus insidieuse

Ça ne veut pas dire qu’on ne peut plus progresser.
Ça veut dire qu’on doit mieux choisir ses batailles.

Le vrai levier n’est pas le nombre de séances, mais leur rôle

Deux coureurs peuvent faire 4 séances par semaine et vivre deux réalités opposées.

Celui qui progresse a :

  • des séances bien différenciées
  • beaucoup d’endurance facile
  • une intensité placée au bon endroit

Celui qui stagne ou se fatigue a :

  • trop de séances “moyennes”
  • pas assez de récupération réelle
  • une intensité mal répartie

Ce n’est donc pas “plus ou moins de séances” qui compte en premier.
C’est comment tu les utilises.

Le tableau de repère 35–60 ans

Voici un cadre simple, que j’utilise souvent comme point de départ. Ce n’est pas une règle figée, mais un repère réaliste.

ÂgeSéances / semaineRépartition conseilléeCommentaires terrain
35–40 ans3 à 42 EF + 1 séance qualité (+ 1 EF optionnelle)Progression encore rapide si EF respectée
40–45 ans32 EF + 1 séance qualitéZone idéale pour progresser sans fatigue
45–50 ans32 EF + 1 séance qualité légèreIntensité à doser finement
50–55 ans2 à 32 EF (+ 1 séance douce optionnelle)La récupération devient prioritaire
55–60 ans22 EF structuréesLa régularité prime sur l’intensité

EF = endurance fondamentale.

Fatigue Tu cours vite certains jours, puis tu “payes” 48 h : le signal d’alerte que tu rates

Ce tableau n’est pas là pour te limiter.
Il est là pour t’éviter de te battre contre ton propre corps.

Pourquoi 3 séances restent le “sweet spot” pour beaucoup

Entre 40 et 55 ans, 3 séances bien construites battent presque toujours 4 séances mal réparties.

Avec 3 séances, tu peux :

  • construire un vrai socle en endurance
  • placer une séance de qualité sans dette excessive
  • récupérer entre les séances
  • rester constant toute l’année

C’est souvent la fréquence qui permet de progresser le plus longtemps, pas le plus vite.

Quand passer de 3 à 4 séances est une bonne idée

Ajouter une séance peut être pertinent si :

  • tu récupères bien sur 48 h
  • tes footings restent vraiment faciles
  • tu n’as pas de douleurs persistantes
  • ton sommeil est stable

Mais cette 4ᵉ séance ne doit pas être une séance “en plus”.
Elle doit être une séance facile, parfois très courte.

C’est souvent une sortie de 25–35 minutes en endurance fondamentale, qui permet d’augmenter la fréquence sans augmenter la fatigue.

Plus de 40 ans Allure seuil : le repère que les coureurs de +40 confondent le plus (et comment le sentir)

Les signaux que tu fais déjà trop de séances

Peu importe ton âge, certains signaux ne trompent pas :

  • tu te sens souvent lourd dès l’échauffement
  • le cardio monte plus vite à allure facile
  • tu dors moins bien les lendemains de séance
  • tu repousses sans cesse la séance “un peu dure”
  • tu te sens fatigué sans être vraiment “cassé”

Dans ce cas, réduire d’une séance ou alléger l’intensité pendant 10–15 jours est souvent plus productif que d’insister.

Comment structurer une semaine simple et efficace

Pour beaucoup de coureurs entre 35 et 60 ans, une semaine type efficace ressemble à ça :

  • une sortie endurance fondamentale
  • une séance un peu structurée (seuil, côtes courtes, progressif)
  • une sortie endurance fondamentale plus longue

Rien d’exotique.
Mais exécuté avec rigueur.

Si tu veux des formats de séances déjà cadrés pour éviter l’improvisation, ils sont disponibles dans 👉 les séances spécifiques de running.

Et si tu veux une vision complète selon ta distance objectif (5 km, 10 km, semi, marathon), tout est déjà organisé dans 👉 mes programmes running du débutant au marathon.

Le rôle clé des données après 40 ans

Avec l’âge, les sensations restent essentielles, mais les données peuvent aider à éviter les excès.

Fatigue Running Garmin : FC moyenne vs dérive cardiaque. Quel est l’indicateur le plus utile pour progresser ?

Surveiller :

  • la dérive cardiaque sur les footings
  • la récupération d’une séance à l’autre
  • la régularité sur plusieurs semaines

Une montre bien réglée, avec alertes de zones, aide surtout à ne pas transformer les footings en séances “grises”. Si tu veux un repère fiable 👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5.

Ce que je te conseille de faire maintenant

Si tu hésites sur ton nombre de séances :

  • stabilise 3 séances pendant 3–4 semaines
  • vérifie que 70–80 % sont vraiment faciles
  • observe ta récupération avant de vouloir ajouter

Dans la majorité des cas, la progression revient quand la fatigue disparaît, pas l’inverse.

👉 Toutes mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes running du débutant au marathon
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme

Vous aimez cet article ? Partagez !

Calendrier fruits & légumes