Sprints & relances : la séance qui redonne du “peps” sans explosion cardio

Il y a des périodes où tu cours “bien”… mais sans jus.
Les footings passent, le cardio est stable, tu encaisses les semaines, mais tu n’as plus cette sensation de ressort. Tu accélères, et ça ne répond pas. Pas parce que tu es fatigué, mais parce que le système nerveux est un peu endormi.

C’est exactement dans ces moments-là que les sprints et relances sont redoutablement efficaces. Pas les sprints façon piste à bloc. Pas les séances lactiques qui te laissent rincé.
Mais des sprints très courts, bien placés, qui réveillent le corps sans faire exploser le cardio.

Je t’explique pourquoi ça marche, comment je les utilise, et surtout comment les faire sans te griller.

Je pose le cadre dès le départ : 70–80 % du volume reste en endurance fondamentale. Les sprints et relances ne remplacent rien. Ils ajoutent juste ce petit “peps” qui manque parfois.

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Et pour rester honnête sur l’intensité réelle, surtout sur des efforts courts, une montre réactive aide vraiment à ne pas se raconter d’histoires :
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La mini vérité : le “peps”, ce n’est pas du cardio

Quand tu manques de peps, le réflexe est souvent de rajouter une séance “plus dure”.
Erreur classique.

Performance 10 km en 50 min : la séance “mi-longue” qui fait souvent la différence

Le peps, c’est surtout :

  • de la coordination
  • de la vitesse de recrutement musculaire
  • de la tonicité nerveuse

Et tout ça peut se travailler sans monter très haut en fréquence cardiaque.

C’est exactement ce que font les sprints courts et les relances.

Pourquoi les sprints & relances sont si efficaces

Contrairement aux séances longues ou lactiques :

  • les efforts sont très courts
  • la récupération est complète
  • le cardio n’a pas le temps de dériver

Tu travailles surtout :

  • la capacité à accélérer
  • la qualité de poussée
  • la cadence
  • la confiance dans l’allure rapide

Sans laisser de fatigue lourde derrière.

👉 C’est pour ça que beaucoup d’entraîneurs les utilisent même en période de charge ou de reprise.

Sprints, relances : de quoi parle-t-on vraiment ?

Je parle ici de :

Performance Garmin : “Préparation à l’entraînement” haute mais mauvaises sensations, qui croire ?

  • sprints de 8 à 12 secondes maximum
  • ou de relances progressives sur 15 à 25 secondes
  • jamais à bloc total
  • toujours avec récupération complète

Ce n’est ni de la VMA classique, ni du fractionné cardio.

👉 Sprints & relances

La séance simple qui redonne du peps (sans te cramer)

C’est la séance que j’utilise le plus souvent quand je sens que “tout est en place mais un peu mou”.

Durée totale : 40 à 50 minutes

Échauffement (20 minutes)

  • footing très facile en endurance fondamentale
  • respiration calme
  • tu laisses le corps se poser

👉 Endurance fondamentale

À la fin de l’échauffement, tu dois te sentir chaud, pas fatigué.

Bloc sprints & relances (10 à 15 minutes)

Option la plus safe et efficace :

  • 6 à 8 × 10 secondes de sprint progressif
  • récupération 1 min 30 à 2 min en footing très lent ou marche

Consignes clés :

  • tu accélères progressivement
  • tu ne pars pas à bloc
  • tu t’arrêtes avant de perdre la posture
  • tu pourrais refaire une répétition de plus si on te le demandait

Alternative “relances longues” :

Performance Tapis de course : séance “piste” 10×400 m, comment la rendre faisable sans se cramer

  • 5 × 20 secondes de relance
  • allure vive mais contrôlée
  • récupération 2 minutes

👉 Le cardio monte un peu… puis redescend très vite. C’est exactement ce qu’on cherche.

Retour au calme (10 à 15 minutes)

  • footing très facile
  • sensation de relâchement
  • pas de lutte

Les sensations que tu dois chercher

Pendant les répétitions :

  • jambes “élastiques”
  • foulée légère
  • cadence fluide
  • respiration sous contrôle

Après la séance :

  • sensation de tonicité
  • aucune lourdeur
  • envie de recourir le lendemain

Si tu finis vidé, essoufflé longtemps ou avec les mollets en feu → c’était trop long ou trop intense.

Pourquoi cette séance ne fait pas exploser le cardio

Trois raisons simples :

  1. Durée trop courte
    Le cœur n’a pas le temps de dériver.
  2. Récupération complète
    Tu repars frais à chaque répétition.
  3. Objectif nerveux, pas métabolique
    On ne cherche pas l’acidose, on cherche la coordination.

C’est pour ça que cette séance passe très bien même :

  • en période de fatigue
  • après 40 ans
  • en complément d’un plan existant

Où la placer dans la semaine

Sur une semaine classique à 3 séances :

  • Séance 1 : footing EF
  • Séance 2 : EF + sprints / relances
  • Séance 3 : séance spécifique ou sortie plus longue

Sur une semaine à 4 séances :

Performance Tu veux courir plus vite : le levier le plus sous-estimé après 40 ans, c’est la force

  • 2 EF
  • 1 séance qualité (seuil / allure spécifique)
  • 1 séance sprints & relances

👉 Travail au seuil et allure spécifique

Les erreurs que je vois tout le temps

Faire les sprints fatigué
Si l’échauffement est bâclé, la séance devient risquée.

Chercher la vitesse max
Ce n’est pas un concours. Le contrôle prime.

Raccourcir la récupération
C’est le meilleur moyen de transformer la séance en fractionné cardio.

Multiplier les répétitions
6–8, c’est largement suffisant. Le peps vient de la qualité, pas du volume.

Et sur tapis, ça marche ?

Oui… avec prudence.

  • accélérations courtes
  • vitesse maîtrisée
  • inclinaison légère (0,5–1 %)

Et surtout un tapis stable et réactif. Sur du matériel bas de gamme, les accélérations deviennent imprécises.

👉 Si tu fais souvent de l’indoor :
Comparatifs meilleurs tapis de course : mon classement top 5

Performance Garmin running : cardio poignet vs ceinture, quand la différence change tes décisions

Ce que tu peux faire dès cette semaine

Si tu te sens un peu “éteint” :

  • garde tes footings faciles
  • ajoute 6 × 10 s de sprint progressif sur une sortie
  • récupère vraiment
  • observe les sensations sur 48 h

Très souvent, le simple fait d’ajouter cette séance redonne du rythme… sans fatigue supplémentaire.

Et si tu veux structurer tout ça sans improviser :

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Le peps ne vient pas toujours d’en faire plus.
Parfois, il vient juste d’accélérer mieux… et moins longtemps.

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