La VO₂max est probablement l’indicateur le plus fantasmé en running.
Celui que beaucoup regardent sur leur montre. Celui qu’on compare entre amis. Celui qu’on croit “perdre” avec l’âge.
Et pourtant, sur le terrain, je vois surtout une autre réalité : la majorité des coureurs n’exploitent jamais leur vraie VO₂max. Pas parce qu’ils en manquent. Mais parce qu’ils ne s’entraînent pas de façon à pouvoir l’utiliser.
Le paradoxe, c’est que beaucoup font du fractionné… sans jamais vraiment toucher leur potentiel réel.
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La scène classique autour de la VO₂max
Tu regardes ta montre.
VO₂max stable depuis des mois. Parfois en légère baisse. Tu te dis que “c’est l’âge”, ou que “tu n’es pas fait pour ça”.
Pourtant, quand tu accélères franchement, tu tiens quelques secondes. Tu sens que le moteur répond. Mais tu n’arrives pas à maintenir l’effort. Tu coupes. Tu récupères. Tu repars.
Ce n’est pas un problème de moteur maximal.
C’est un problème d’accès à ce moteur.
Ce que la VO₂max représente vraiment
La VO₂max, ce n’est pas juste “la vitesse max que tu peux atteindre”.
C’est la capacité maximale de ton organisme à utiliser l’oxygène.
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Mais pour l’exploiter en course, encore faut-il :
• être capable d’y monter
• y rester assez longtemps
• y revenir plusieurs fois dans une séance
Et c’est exactement là que la majorité des coureurs décrochent.
Pourquoi la plupart n’y arrivent jamais vraiment
Il y a trois raisons majeures que j’observe tout le temps.
1) Trop d’intensité… mais jamais la bonne
Beaucoup de séances sont trop rapides pour être du seuil, mais trop lentes ou trop courtes pour être du vrai travail VO₂max.
Résultat :
tu travailles “dur”, tu te fatigues, mais tu ne passes jamais assez de temps proche de ton maximum aérobie.
C’est le fameux dur moyen, très consommateur… et peu productif.
2) Une base d’endurance trop fragile
C’est contre-intuitif, mais sans une grosse base d’endurance fondamentale, la VO₂max est inutilisable.
Si ton socle est fragile :
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• tu montes vite haut
• tu satures vite
• tu récupères mal
• tu écourtes les efforts
Je le rappelle parce que c’est central : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.
Sans ce socle, la VO₂max reste théorique.
3) La peur de “ne pas tenir”
Beaucoup coupent trop tôt.
Dès que la respiration devient vraiment inconfortable, on ralentit. Par réflexe. Par prudence. Par habitude.
Or le travail VO₂max demande d’accepter une zone d’inconfort temporaire et contrôlée. Pas une lutte désorganisée, mais un effort franc, assumé.
Ce que font différemment ceux qui exploitent leur VO₂max
Les coureurs qui exploitent vraiment leur potentiel font souvent moins de choses… mais mieux ciblées.
Ils ont :
• une base facile très solide
• peu de séances dures, mais claires
• des formats qui permettent de rester longtemps proche du max
• une récupération suffisamment généreuse
Ils ne cherchent pas à “aller vite”. Ils cherchent à rester haut.
Le rôle clé des formats fractionnés adaptés
Pour exploiter la VO₂max, le format est plus important que l’allure exacte.
Les séances les plus efficaces sont souvent celles qui permettent :
• d’atteindre rapidement une intensité élevée
• de la maintenir par blocs
• de répéter l’exposition sans s’effondrer
C’est pour ça que certains formats de VMA courte ou longue, bien réglés, sont bien plus rentables que des séances improvisées.
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Pourquoi l’âge n’est pas l’excuse principale
Oui, la VO₂max baisse avec l’âge. Lentement.
Mais ce que je vois surtout après 40 ans, c’est une baisse d’exploitation, pas une chute brutale du potentiel.
Beaucoup de coureurs ont encore un moteur correct… mais ne savent plus comment l’utiliser sans se cramer.
Le travail de VO₂max après 40 ans doit être :
• plus précis
• mieux récupéré
• moins fréquent
• mieux intégré
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Une séance bien placée vaut mieux que trois mal digérées.
Le piège des montres et des chiffres
Les montres affichent des zones, des scores, parfois même des estimations de VO₂max. Mais elles ne te disent pas si tu l’exploites réellement.
Tu peux avoir une VO₂max stable sur la montre… et progresser en course.
Ou l’inverse.
Les données sont utiles pour structurer, mais elles ne remplacent pas la logique d’entraînement.
Des alertes de zones peuvent néanmoins aider à éviter les excès et à cadrer les séances intenses. Une montre fiable et lisible est un vrai plus pour ça. Si tu veux un repère 👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5.
Comment savoir si tu exploites mal ta VO₂max
Quelques signaux reviennent souvent :
• tu es vite essoufflé mais tu ne tiens pas
• tes séances dures te laissent vidé longtemps
• tes allures stagnent malgré l’effort
• tu évites inconsciemment les intensités élevées
Dans ce cas, ce n’est pas “moins de VO₂max” qu’il te faut.
C’est une meilleure façon d’y accéder.
Ce que tu peux faire concrètement
Si tu veux exploiter davantage ton potentiel :
Consolide d’abord ton endurance fondamentale
Réduis le nombre de séances “dures moyennes”
Intègre une séance VO₂max claire, bien récupérée
Accepte l’inconfort… mais seulement sur des formats courts et contrôlés
Et surtout, donne-toi le droit de progresser sans forcer chaque semaine.
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