Je l’entends souvent, parfois dit à demi-mot.
“Je cours régulièrement, je fais attention, je m’entraîne mieux qu’avant… mais je n’avance plus.”
Pas de régression nette. Pas de blessure franche. Juste cette sensation étrange d’être coincé sous un plafond invisible.
Ce plafond, je l’ai rencontré moi aussi. Et je l’ai surtout vu chez énormément de coureurs entre 40 et 55 ans, sérieux, motivés, disciplinés. Pas des débutants. Pas des dilettantes.
La bonne nouvelle, c’est que ce plafond n’est pas une fatalité liée à l’âge.
La moins bonne, c’est qu’il n’a presque rien à voir avec le manque d’effort.
Je t’explique ce qui bloque vraiment après 40 ans, pourquoi “faire tout bien” ne suffit plus toujours, et comment retrouver une progression cohérente sans tomber dans le piège du toujours plus.
Je pose le cadre dès le départ : 70–80 % du volume doit rester en endurance fondamentale. Ce plafond apparaît rarement chez ceux qui manquent de foncier.
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La mini vérité que peu de coureurs acceptent après 40 ans
Ce plafond n’est pas d’abord physiologique.
Il est organisationnel.
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À 40 ans passés, le corps ne pardonne plus l’incohérence.
Pas l’intensité en soi.
L’incohérence entre effort, récupération et répétition.
À 30 ans, tu pouvais :
- bricoler ta semaine
- compenser une mauvaise nuit
- forcer une séance mal placée
À 40–50 ans, chaque approximation laisse une trace.
Pas forcément une blessure. Mais une stagnation.
À quoi ressemble concrètement ce plafond
Chez la plupart des coureurs concernés, je retrouve les mêmes signes.
- les footings sont propres
- les séances passent “correctement”
- les données sont stables
- mais le chrono ne bouge plus
- les sensations n’évoluent plus
Tu n’es pas rincé.
Tu n’es pas en forme non plus.
Tu es au milieu, coincé.
Premier verrou : trop de séances “moyennes”
C’est le piège numéro un après 40 ans.
Ni vraiment faciles.
Ni franchement qualitatives.
- les footings montent un peu trop haut
- les séances “dures” ne sont pas assez ciblées
- tout se ressemble
Résultat :
le corps s’adapte… puis n’adapte plus rien.
Deuxième verrou : la récupération devient passive au lieu d’être intégrée
Beaucoup de coureurs après 40 ans “récupèrent”… mais sans stratégie.
- on supprime une séance au hasard
- on fait du repos total quand on est fatigué
- on repart ensuite comme avant
Le problème, ce n’est pas le repos.
C’est l’absence de continuité.
La récupération doit permettre de s’entraîner mieux, pas juste de tenir.
Troisième verrou : on confond volume maintenu et progression
C’est très fréquent.
“Je fais autant de kilomètres qu’avant, donc je devrais progresser.”
Sauf que le corps ne progresse pas parce que le volume est maintenu.
Il progresse parce que le signal change légèrement.
Après 40 ans, ce signal doit être :
- plus précis
- mieux placé
- mieux récupéré
Pas forcément plus fort.
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Le vrai plafond, en une phrase
👉 Tu répètes des semaines cohérentes… mais trop semblables.
Elles te maintiennent.
Elles ne te déplacent plus.
Ce qui fait sauter le plafond chez la plupart des coureurs
Ce n’est pas :
- plus de séances
- plus d’intensité
- plus de fatigue
C’est presque toujours un réglage fin.
1) Clarifier une seule séance clé
Après 40 ans, une semaine progresse souvent avec :
- 1 séance vraiment facile
- 1 séance vraiment spécifique
- 1 sortie d’endurance enrichie
Pas trois séances “entre deux”.
👉 Travail au seuil et allure spécifique
2) Revenir à des intensités plus nettes
Paradoxalement, aller plus lentement sur les footings permet souvent de :
- mieux encaisser la séance clé
- retrouver de la fraîcheur
- progresser à nouveau
C’est l’un des réglages les plus efficaces que je vois chez les coureurs bloqués.
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3) Travailler la répétabilité, pas la performance isolée
Le vrai progrès après 40 ans, c’est :
- refaire la même séance
- à une semaine d’intervalle
- avec de meilleures sensations
Pas battre un record une fois tous les trois mois.
Le rôle des données après 40 ans
Les données sont utiles… mais piégeuses.
Elles peuvent te faire croire que :
- tout est stable
- tout est maîtrisé
Alors que la fatigue s’installe lentement.
Je regarde surtout :
- la dérive sur les sorties faciles
- la capacité à enchaîner les semaines
- la qualité de la foulée sous fatigue
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Exemple simple de semaine qui casse le plafond
À 3 séances :
- Séance 1 : footing EF très facile
- Séance 2 : séance spécifique claire (seuil, allure cible, mi-longue)
- Séance 3 : sortie EF avec éducatifs ou progressif léger
Performance Courir plus n’améliore pas toujours ta condition quand tu as déjà une base solide
Pas spectaculaire.
Mais redoutablement efficace sur 4–6 semaines.
Et le poids, dans tout ça
Après 40 ans, quelques kilos en trop coûtent beaucoup plus cher qu’avant.
- sur la récupération
- sur les articulations
- sur la sensation d’effort
Ce n’est pas une question de régime.
C’est une question de cohérence mécanique.
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Ce que tu peux faire dès cette semaine
Si tu te reconnais dans ce plafond :
- ne rajoute rien
- enlève ce qui est flou
- clarifie une seule séance clé
- ralentis volontairement tes footings
- observe sur 3–4 semaines
Très souvent, le plafond n’était pas une limite d’âge.
C’était une limite de structure.
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Après 40 ans, le vrai plafond n’est pas ton potentiel.
C’est l’entraînement trop cohérent pour progresser, mais pas assez précis pour évoluer.
Et une fois ce verrou identifié… la marge revient, souvent plus vite qu’on ne l’imagine.

