C’est souvent la même scène.
Tu termines ta séance en te disant : nickel.
Allure respectée. Cardio maîtrisé. Sensations propres. Rien à redire.
Et pourtant, les semaines passent… et quelque chose ne bouge plus.
Pas de régression franche. Mais plus vraiment de progression non plus.
Le piège, ce n’est pas une séance mal faite.
C’est une séance trop bien exécutée, répétée trop souvent, au mauvais endroit.
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La séance “propre” qui rassure
Chez beaucoup de coureurs réguliers, cette séance ressemble à ça.
Une sortie d’une heure environ.
Une allure soutenue mais confortable.
Une respiration engagée mais jamais débordée.
Un cardio stable, dans une zone familière.
Tu sais la faire.
Tu la maîtrises.
Tu pourrais presque la répéter les yeux fermés.
Et c’est précisément pour ça qu’elle devient dangereuse.
Pourquoi cette séance ne fait plus progresser
Physiologiquement, le corps progresse quand il est un peu bousculé… ou très relâché.
Le problème de cette séance “parfaite”, c’est qu’elle se situe entre les deux.
Elle est :
• trop intense pour être vraiment récupératrice
• trop stable pour créer une adaptation forte
• trop confortable pour stimuler de nouveaux leviers
On l’appelle parfois la zone grise.
Moi, je l’appelle surtout la zone de stagnation.
Le piège invisible chez les coureurs réguliers
Cette séance devient souvent le pilier de la semaine.
Parce qu’elle :
• donne de bonnes sensations
• rassure sur le niveau
• ne fait pas peur
• passe bien même quand on est un peu fatigué
Alors on la place partout.
Un mardi.
Un jeudi.
Parfois même le week-end, à la place d’une vraie sortie longue.
Sur le papier, tu t’entraînes.
Dans la réalité, tu entretiens ton niveau… sans le faire évoluer.
Pourquoi elle fatigue plus qu’on ne le croit
Cette séance laisse rarement une grosse fatigue immédiate.
Mais elle grignote la fraîcheur.
Jour après jour, elle :
• réduit la récupération nerveuse
• empêche les footings d’être vraiment faciles
• rend les séances dures plus coûteuses
• installe une fatigue de fond
Et comme tu n’as jamais l’impression de forcer, tu ne fais pas le lien.
Le paradoxe de l’exécution parfaite
Plus tu es expérimenté, plus tu sais exécuter proprement.
Et plus ce piège est fréquent.
Tu sais tenir une allure “propre”.
Tu sais gérer ton cardio.
Tu sais finir sans t’effondrer.
Mais le progrès ne vient pas de la perfection d’exécution.
Il vient du choix du bon stimulus, au bon moment.
Ce qui manque vraiment à cette séance
Ce n’est pas de l’intensité.
Ce n’est pas du volume.
C’est une intention claire.
Une séance doit servir à quelque chose de précis :
• construire
• stimuler
• récupérer
Cette séance “parfaite” ne fait aucun des trois pleinement.
Comment reconnaître que cette séance te freine
Quelques signaux ne trompent pas :
• tes footings sont rarement vraiment faciles
• tu n’as jamais de séances très dures, mais souvent des séances “engagées”
• tu progresses peu malgré la régularité
• tu te sens souvent “un peu fatigué”, sans raison claire
Dans ce cas, ce n’est pas plus d’entraînement qu’il te faut.
C’est un meilleur tri.
Ce qu’il faut faire à la place
La solution n’est pas de supprimer cette séance.
La solution est de la replacer.
Dans une semaine bien structurée, tu as besoin de :
• des footings vraiment faciles
• une séance de qualité franche et assumée
• une sortie longue cohérente
Et surtout, tu dois protéger la règle clé :
70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.
Quand cette base est respectée, les séances spécifiques redeviennent efficaces.
Tu retrouves cette logique dans 👉 les séances spécifiques de running et dans 👉 les programmes running par distance.
Le rôle de la montre dans ce piège
Les montres modernes adorent cette séance.
Cardio stable.
Training Effect “aérobie productif”.
Bonne note partout.
Mais une bonne note ne veut pas dire bonne progression.
La montre doit t’aider à distinguer :
• les séances faciles
• les séances dures
• les séances longues
Pas à valider une zone intermédiaire confortable.
Des alertes simples de zones sont souvent plus utiles que des écrans complexes pour éviter de dériver vers ce “confort fatigant”. Une montre lisible et bien réglée aide beaucoup sur ce point. Si tu veux un repère 👉 mon comparatif des meilleures montres GPS running.
Ce que je fais quand je vois ce blocage
Quand un coureur stagne malgré une exécution parfaite, je fais souvent la même chose :
Je ralentis franchement les footings
Je rends la séance de qualité plus claire
Je supprime les séances intermédiaires inutiles
Je redonne de la marge
Dans la majorité des cas, la progression reprend… sans ajouter une minute de plus.
Ce que tu peux tester dès cette semaine
Regarde honnêtement ta semaine type.
Si tu identifies une séance que tu fais toujours “nickel”, mais qui n’a pas d’objectif clair, pose-toi la question.
Soit tu la rends vraiment facile.
Soit tu la rends vraiment spécifique.
Mais tu arrêtes de la laisser au milieu.
C’est souvent là que se débloque le prochain cap.
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