Je vais être honnête : pendant longtemps, je ne le regardais presque jamais.
Je passais rapidement dessus, attiré par les chiffres plus visibles, plus “parlants” en apparence. Allure moyenne, FC moyenne, Training Effect, VO₂max… tout ce qui donne l’impression de comprendre vite si la séance était bonne ou non.
Et puis un jour, en comparant deux sorties pourtant très similaires sur le papier, j’ai vu un détail qui ne collait pas.
Même allure. Même durée. Cardio moyen quasi identique.
Mais pas du tout la même sensation en courant… ni le lendemain.
La différence se cachait dans un graphique que la majorité des coureurs ignorent :
👉 la courbe d’évolution, minute par minute, surtout la dérive en fin de séance.
Pas la moyenne.
Pas le résumé.
La dynamique réelle de l’effort.
Depuis, c’est devenu l’un des premiers graphiques que je regarde. Et très souvent, il explique ce que les autres métriques ne voient pas.
Je t’explique pourquoi ce graphique est si précieux, comment le lire simplement, et ce qu’il change concrètement dans tes décisions d’entraînement.
Je pose le cadre tout de suite : 70–80 % du volume reste en endurance fondamentale. Ce graphique est justement l’un des meilleurs outils pour vérifier si cette règle est vraiment respectée… ou seulement sur le papier.
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Et évidemment, pour que ce graphique ait du sens, encore faut-il une montre cohérente et bien réglée
👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5
La mini vérité sur les graphiques Garmin
Les moyennes rassurent.
Les graphiques racontent la vérité.
Une allure moyenne propre peut cacher :
- une dérive progressive
- une crispation tardive
- une fatigue mal absorbée
Garmin te montre tout ça… mais encore faut-il regarder au bon endroit.
Le graphique dont je parle vraiment
Ce n’est pas un chiffre unique.
C’est la superposition dans le temps de :
- l’allure
- la fréquence cardiaque
- parfois la puissance
Sur toute la durée de la séance.
👉 Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le début.
👉 C’est ce qui se passe dans le dernier tiers.
Pourquoi presque personne ne le regarde
Parce que :
- il demande un peu plus d’attention
- il ne donne pas un verdict immédiat
- il n’est pas résumé par un badge ou une couleur
Et pourtant, c’est souvent là que se cache l’information la plus utile.
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Ce que ce graphique révèle immédiatement
1) La vraie dérive cardiaque
Sur une sortie EF, je regarde toujours :
- allure stable
- FC qui monte progressivement
Si la FC grimpe de plus en plus vite alors que l’allure ne bouge pas, ce n’est pas “normal”.
C’est un signal de coût interne croissant.
Sur le papier, la séance est propre.
Dans le corps, elle devient plus chère que prévu.
2) Les micro-accélérations invisibles
Beaucoup de coureurs pensent courir “régulier”.
Le graphique montre souvent autre chose.
- petites accélérations répétées
- allure qui ondule
- effort mal stabilisé
Chaque micro-variation est anodine.
Additionnées, elles fatiguent.
3) La perte de relâchement en fin de séance
C’est le point clé.
Sur le dernier quart :
- l’allure commence à fluctuer
- la FC monte plus vite
- la puissance dérive
👉 La séance bascule sans que tu t’en rendes compte.
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Et c’est souvent là que se joue la récupération du lendemain.
Pourquoi ce graphique est encore plus important après 40 ans
Avec l’âge, un détail devient crucial :
la capacité à finir proprement.
À 30 ans, tu pouvais finir un peu en dedans et récupérer quand même.
À 45 ans, ce petit décalage se paie souvent 24–48 h plus tard.
Ce graphique te montre si :
- tu contrôles l’effort jusqu’au bout
- ou si tu glisses progressivement vers une zone plus coûteuse
C’est un indicateur de solidité, pas de performance.
Comment je l’utilise concrètement
Je ne le regarde pas sur toutes les séances.
Je le regarde surtout sur :
- les sorties EF
- les sorties longues
- les séances au seuil
👉 Travail au seuil et allure spécifique
Sur une sortie EF
Je me pose une seule question :
👉 Est-ce que l’effort reste stable jusqu’à la fin ?
Si la réponse est non, je ralentis la prochaine fois.
Sur une séance spécifique
Je regarde :
- la stabilité des blocs
- la dérive au fil des répétitions
- la capacité à finir sans explosion
Si le dernier bloc est brouillon, la séance était trop ambitieuse.
Le piège des moyennes “propres”
Une séance peut afficher :
- allure moyenne parfaite
- FC moyenne idéale
Mais être construite comme ça :
- début trop rapide
- milieu contrôlé
- fin en dérive
La moyenne efface tout.
Le graphique, non.
Et sur tapis, c’est encore plus parlant
Sur tapis, les données sont lissées.
C’est un avantage… et un piège.
Le graphique montre très bien :
- la montée progressive du coût interne
- la perte de relâchement malgré une allure fixe
À condition d’avoir un tapis stable, sinon la lecture devient floue
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Le signal d’alerte que je prends toujours au sérieux
Pour moi, le signal est simple :
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👉 La dernière partie de séance coûte beaucoup plus que la première, sans raison évidente.
Quand je vois ça :
- je ne change pas tout
- je n’ajoute pas d’intensité
- j’ajuste l’allure de base
Très souvent, ça suffit à relancer la progression… ou à éviter la casse.
Ce que tu peux faire dès cette semaine
Sur ta prochaine sortie :
- Ouvre le graphique allure + FC.
- Ignore la moyenne.
- Regarde uniquement le dernier tiers.
- Compare avec tes sensations.
Tu verras souvent une cohérence… ou un décalage très instructif.
Et si tu veux t’appuyer sur des séances déjà structurées pour mieux lire ces graphiques :
👉 Mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes de running du débutant au marathon
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme
Le graphique que presque personne ne regarde n’est pas spectaculaire.
Mais il te dit une chose essentielle :
comment ton corps vit réellement la séance, du début à la fin.
Et c’est souvent là que se cache la clé pour progresser longtemps.
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