Je vois souvent la même scène.
Un coureur termine sa séance, regarde ses tours, et lâche : “Bizarre… mes allures ne veulent rien dire.”
En creusant un peu, le problème n’est pas la séance. Ce n’est pas non plus la montre. C’est la façon dont les laps sont enregistrés.
Autolap ou laps manuels, ce n’est pas un détail technique réservé aux geeks. Ça change vraiment la lecture de tes séances, et parfois même les décisions que tu prends ensuite.
Si tu veux arrêter de tirer de mauvaises conclusions de tes données Garmin, voilà ce qu’il faut comprendre.
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La confusion la plus courante
Beaucoup de coureurs utilisent l’autolap par défaut, souvent réglé sur 1 km. Puis ils regardent leurs splits comme s’ils reflétaient exactement leur séance.
Sauf que :
- la séance n’est pas toujours découpée en kilomètres ronds
- les changements d’allure ne tombent jamais pile au bon moment
- le terrain, les virages et le GPS brouillent les transitions
Résultat : les laps racontent une histoire différente de ce que tu as réellement couru.
Performance 5 km après 40 ans : le tableau qui te situe sans te comparer n’importe comment
Ce que fait vraiment l’autolap
L’autolap, c’est simple. La montre crée automatiquement un tour à chaque distance définie, souvent 1 km.
Ce que ça permet :
- comparer facilement tes kilomètres
- suivre une allure moyenne régulière
- analyser une course officielle, bien balisée
Sur une course, l’autolap est souvent pertinent. Il te donne une vision homogène et facile à lire.
Le problème arrive surtout à l’entraînement.
Pourquoi l’autolap peut fausser l’analyse
À l’entraînement, les séances sont rarement “propres” sur le plan géographique.
Sur une séance type :
- échauffement progressif
- blocs d’allure
- récupérations
- retour au calme
L’autolap coupe ces phases n’importe où. Un kilomètre peut contenir :
- 400 m rapides
- 300 m de récupération
- 300 m de transition
À la fin, tu vois une allure moyenne… qui ne correspond à rien de précis.
Et tu te demandes pourquoi ton allure cible n’est jamais respectée.
Ce que permettent les laps manuels
Les laps manuels changent complètement la logique.
Performance Seuil en course à pied : le repère simple pour le sentir sans te griller
Quand tu appuies sur le bouton lap :
- tu décides quand commence et quand finit un effort
- chaque tour correspond à une intention précise
- l’analyse devient immédiatement plus lisible
Un lap = un bloc.
Un bloc = une décision d’entraînement.
C’est particulièrement utile pour :
- le tempo
- l’AS10
- les séances progressives
- les sorties mixtes EF + allure spécifique
👉 Ces formats sont précisément ceux qu’on retrouve ici :
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Exemple concret très parlant
Prenons une séance AS10 progressive.
Avec autolap :
- les kilomètres mélangent montée en régime et allure stabilisée
- tu crois être trop lent ou trop rapide
- tu ajustes mal la séance suivante
Avec laps manuels :
- un lap par palier
- tu vois clairement si l’allure est tenue
- tu analyses la dérive cardiaque et le contrôle
La différence n’est pas subtile. Elle est énorme.
Le piège inverse des laps manuels
Attention cependant.
Les laps manuels deviennent contre-productifs si tu les utilises partout.
Performance Tu cours 3 fois/semaine : la structure la plus efficace pour progresser sur 8 semaines
Sur un footing en endurance fondamentale :
- multiplier les laps crée de la pression inutile
- tu regardes trop les chiffres
- tu perds le ressenti
Sur ce type de sortie, l’autolap simple est largement suffisant, voire aucun lap du tout.
Je le rappelle ici, parce que c’est central : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale, donc simple, relâché, peu analysé.
Le bon usage selon le type de séance
Je te donne le cadre que j’utilise personnellement.
Sur les footings faciles :
- autolap activé ou non
- analyse globale uniquement
Sur les séances structurées :
- laps manuels systématiques
- un lap par bloc d’effort
Sur les courses :
- autolap 1 km
- laps manuels uniquement pour marquer des événements particuliers
Ce cadre évite 90 % des mauvaises interprétations.
Le lien avec la progression réelle
Quand les laps sont bien utilisés :
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- tu ajustes mieux tes allures
- tu identifies plus vite les dérives
- tu récupères mieux entre les séances
À l’inverse, des laps mal utilisés poussent souvent à :
- forcer inutilement
- douter de séances pourtant bien réalisées
- surcharger l’entraînement
C’est discret, mais sur plusieurs semaines, ça change la trajectoire.
Le rôle du matériel
Un point souvent négligé : la lisibilité de l’écran et la précision des données.
Si tu veux vraiment exploiter les laps manuels :
- boutons fiables
- affichage clair
- données stables
Sinon, tu finis par regarder la montre plus que courir.
👉 Pour choisir un modèle adapté à ce type d’usage :
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Comment décider dès ta prochaine sortie
Avant d’appuyer sur “démarrer”, pose-toi une seule question :
“Est-ce que cette séance a des blocs distincts à analyser ?”
Si oui :
- laps manuels
- analyse bloc par bloc
Si non :
Performance Trail : comment monter “au bon rythme” sans exploser au sommet
- simplicité maximale
- focus sur le ressenti
C’est aussi simple que ça.
Ce que tu peux faire dès cette semaine
Pour tirer vraiment profit de ta montre Garmin :
- garde l’autolap pour les footings et les courses
- utilise les laps manuels sur les séances ciblées
- analyse chaque lap comme une intention, pas comme un score
- protège tes sorties faciles de l’obsession des chiffres
La montre est là pour t’aider à progresser, pas pour te parasiter.
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