Je vais être direct.
La majorité des coureurs utilisent trop d’écrans sur leur montre. Trop d’infos. Trop de chiffres. Et au final… trop de décisions parasites pendant la séance.
Je le vois tout le temps sur le terrain.
Des coureurs qui regardent leur montre toutes les dix secondes, qui changent d’écran en courant, qui hésitent entre allure, cardio, cadence, puissance, zones, moyennes… et qui finissent la séance plus stressés que guidés.
Après 40 ans surtout, le bon setup Garmin n’est pas celui qui montre tout.
C’est celui qui aide à courir juste, sans réfléchir.
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Pourquoi trop d’écrans nuit à l’entraînement
Sur le papier, avoir plus de données semble logique.
Dans la réalité, ça crée surtout :
• des micro-ajustements permanents
• une perte de sensations
• une obsession de la “bonne valeur”
• une fatigue mentale inutile
Le cerveau n’est pas fait pour analyser cinq infos en mouvement. Et la course à pied n’est pas un cockpit d’avion.
Le bon setup, c’est celui qui te permet de prendre une décision simple : ralentir, maintenir, ou continuer comme ça.
Les 3 écrans que je garde systématiquement
Je vais te dire exactement ce que je garde, et pourquoi.
Performance Trail : séance avec bâtons, le cas où ça change vraiment ta montée
1) L’écran “footing / endurance fondamentale”
C’est l’écran le plus utilisé de la semaine, puisque 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.
Je veux voir peu de choses, mais les bonnes.
Ce que je garde :
• la fréquence cardiaque instantanée
• l’allure moyenne lap ou allure instantanée simple
• le temps écoulé
Pourquoi ?
Parce que sur un footing, la priorité est de ne pas dériver. Le cardio sert de garde-fou. L’allure donne un repère grossier. Le temps me rappelle que je construis, pas que je performe.
Tout le reste est superflu à ce moment-là.
2) L’écran “séance structurée”
Pour les séances au seuil, en VMA longue, en allure spécifique.
Ici, je veux de la clarté, pas de la précision obsessionnelle.
Ce que je garde :
• l’allure lap
• la fréquence cardiaque
• le temps ou la distance du bloc
L’objectif est simple : rester dans la zone prévue, sans me battre contre le chiffre.
Si je commence à regarder cadence, oscillation, puissance… c’est souvent que je suis déjà trop haut.
3) L’écran “contrôle simple”
Celui-là, je l’utilise surtout en fin de séance ou sur les sorties longues.
Ce que je garde :
• la fréquence cardiaque moyenne de la séance
• la durée totale
• la distance
Il sert à une chose : vérifier que la séance est cohérente, pas à piloter pendant l’effort.
Les 7 écrans que je supprime sans regret
Là, je vais peut-être bousculer un peu, mais c’est volontaire.
1) L’écran avec 5 ou 6 données miniatures
Illisible.
Inutile en courant.
Source de stress.
Si tu ne peux pas lire l’info en une seconde, elle ne sert à rien pendant la séance.
2) L’écran cadence en permanence
La cadence est une conséquence, pas une commande.
La regarder en continu pousse souvent à forcer artificiellement.
Je la consulte après la séance, jamais pendant.
3) L’écran oscillation / contact au sol en live
Ces données sont intéressantes à analyser… à froid.
En direct, elles incitent à modifier la foulée consciemment, ce qui est presque toujours contre-productif.
4) L’écran puissance running
Très dépendant du modèle, du terrain, du vent, de la fatigue.
Utile pour certains profils très avancés.
Perturbant pour la majorité des coureurs amateurs.
5) L’écran zones multicolores détaillées
Trop de couleurs tue la décision.
Une alerte simple de zone suffit largement. Pas besoin d’un arc-en-ciel sous les yeux.
6) L’écran “performance condition” ou équivalent en live
C’est une info instable, très sensible au contexte.
La regarder pendant la séance pousse souvent à forcer quand elle est bonne… ou à douter quand elle est mauvaise.
7) L’écran comparaison séance précédente
Comparer en temps réel est une mauvaise idée.
Garmin Garmin Running : segments, comment s’en servir sans transformer chaque footing en course
Chaque séance a son contexte : fatigue, météo, terrain. La comparaison se fait après, jamais pendant.
Le vrai rôle de la montre après 40 ans
La montre n’est pas là pour te dire comment courir à chaque seconde.
Elle est là pour t’empêcher de mal courir trop souvent.
Son rôle principal est de :
• éviter les footings trop rapides
• cadrer les séances qualitatives
• préserver la récupération
• maintenir la régularité
Si ta montre t’empêche de courir aux sensations, elle fait l’inverse de ce qu’on attend d’elle.
Pourquoi un setup simple améliore la progression
Quand tu réduis le nombre d’écrans :
• tu regardes moins ta montre
• tu ressens plus ta foulée
• tu ajustes plus naturellement
• tu termines les séances plus frais
Et paradoxalement, tes données deviennent plus cohérentes sur la durée.
C’est souvent à ce moment-là que les chronos recommencent à bouger.
Le matériel compte… mais surtout la lisibilité
Un setup simple ne fonctionne que si l’écran est lisible et fiable.
Performance Tapis de course : “progressif en negative split”, le format qui apprend à finir fort
Une montre claire, avec de bons contrastes et des alertes de zones bien réglées, change vraiment l’expérience. Si tu veux un repère sérieux 👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5.
Ce que je te conseille de faire dès aujourd’hui
Ce soir ou demain :
Supprime tous les écrans inutiles
Garde un écran footing, un écran séance, un écran bilan
Active une alerte simple de zone cardio
Cours une semaine comme ça
Dans la majorité des cas, tu vas te sentir plus libre, plus fluide… et paradoxalement plus précis.
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