C’est une situation que je vois de plus en plus souvent.
Tu ouvres Garmin le matin. Préparation à l’entraînement : élevée. Tout est au vert. Et pourtant… dans le corps, rien ne va vraiment.
Jambes lourdes.
Envie moyenne.
Sensation d’être “un peu à côté”.
Et là, le doute s’installe.
Est-ce que tu dois faire confiance à la montre, ou à ce que tu ressens ?
Après 40 ans surtout, cette question est loin d’être anodine. Parce qu’un mauvais choix répété quelques fois suffit à installer une fatigue qui ne se voit plus dans les datas… mais bien dans les jambes.
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La scène typique du “décalage”
Sur le papier, tout va bien.
Tu as bien dormi.
La variabilité de fréquence cardiaque est correcte.
La charge récente est jugée compatible.
La montre te dit : “Tu peux y aller.”
Mais dès l’échauffement, tu sens que ça ne tourne pas rond. Les jambes mettent du temps à se délier. Le souffle est correct, mais la foulée est lourde. Tu pourrais courir… mais pas avec plaisir.
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C’est là que beaucoup se forcent, “parce que la montre dit que c’est OK”.
Et c’est souvent là que la fatigue s’installe.
Ce que mesure vraiment la “Préparation à l’entraînement”
Il faut être clair sur un point : ce score n’est pas un mensonge.
Mais ce n’est pas une vérité complète.
Garmin croise principalement :
• la charge récente
• le sommeil
• la variabilité cardiaque
• la récupération globale
Ce sont des indicateurs physiologiques généraux. Ils disent si ton système est théoriquement capable d’encaisser un effort.
Ils ne disent pas toujours si ton système est prêt à produire de la qualité.
Et cette nuance est essentielle après 40 ans.
Pourquoi les sensations peuvent être mauvaises malgré un score élevé
Il y a plusieurs raisons très fréquentes.
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La fatigue musculaire locale, par exemple, est très mal détectée par les algorithmes. Des quadriceps lourds, des mollets chargés, une chaîne postérieure raide… tout ça peut coexister avec une bonne variabilité cardiaque.
Le stress non sportif joue aussi. Mentalement, tu peux être entamé sans que le cardio ne le reflète immédiatement.
Enfin, il y a le facteur cumulatif. Une semaine “propre” sur le papier peut cacher une accumulation de petites contraintes mal récupérées.
Résultat : le score est haut, mais le corps n’a pas envie.
Qui croire alors : la montre ou les sensations ?
La réponse courte est simple : les deux, mais pas au même niveau.
Je fais confiance à la montre pour décider si je peux courir.
Je fais confiance aux sensations pour décider comment je vais courir.
C’est une énorme différence.
Un score élevé ne veut pas dire “fais une séance dure”.
Il veut dire “tu as la capacité de t’entraîner”.
Et ce détail change tout.
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L’erreur classique quand on suit aveuglément le score
L’erreur que je vois le plus souvent, c’est celle-ci :
score élevé = séance exigeante, même si le corps traîne.
À court terme, ça passe.
À moyen terme, ça crée :
• des séances “forcées”
• une dérive des footings
• une récupération plus lente
• une fatigue de fond
Et très souvent, quelques semaines plus tard, la Préparation à l’entraînement chute brutalement… sans qu’on comprenne pourquoi.
Comment j’utilise concrètement ce score
Quand la préparation est haute mais que les sensations sont mauvaises, je fais une chose simple.
Je maintiens la séance… mais je baisse l’ambition.
Concrètement :
• je garde l’entraînement prévu
• je réduis l’intensité
• je raccourcis légèrement
• je laisse une porte de sortie
Si au bout de 15–20 minutes, les sensations s’améliorent, je continue tranquillement.
Si elles restent mauvaises, je transforme la séance en footing facile.
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Et je considère que c’est une victoire, pas un échec.
Le rôle clé de l’endurance fondamentale
Je le rappelle parce que c’est central dans ce genre de situation :
70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.
Quand tu respectes vraiment cette règle, une journée avec de mauvaises sensations n’est pas un drame. Tu peux basculer en EF sans remettre en cause la progression globale.
À l’inverse, si chaque séance est déjà limite, la moindre alerte devient problématique.
C’est pour ça que les plans bien construits laissent toujours de la marge. Tu retrouves cette logique dans 👉 les séances spécifiques de running et dans 👉 les programmes running par distance.
Le bon réflexe avant de partir courir
Avant de te fier au score, pose-toi trois questions simples :
• est-ce que mes jambes sont lourdes ou juste froides ?
• est-ce que la foulée se dégrade à l’échauffement ?
• est-ce que j’ai envie d’accélérer… ou juste de tenir ?
Ces réponses valent autant que n’importe quel indicateur.
La montre comme garde-fou, pas comme chef
La montre est excellente pour éviter les excès.
Moins pour imposer une séance.
Garmin Garmin running : cardio poignet vs ceinture, quand la différence change tes décisions
Des alertes de zones bien réglées t’aident à ne pas transformer une séance facile en séance grise quand tu te sens “moyen”. C’est souvent là que la montre est la plus utile.
Si tu veux un outil fiable pour ce type de lecture 👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5.
Ce que je te conseille de retenir
Si la Préparation à l’entraînement est haute mais que les sensations sont mauvaises :
Ne te juge pas
Ne force pas
Adapte
Courir reste souvent une bonne idée.
Forcer l’intensité l’est beaucoup moins.
Avec l’âge et l’expérience, la vraie progression vient souvent de cette capacité à moduler, pas à obéir aveuglément à un score.
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