Garmin : prédicteur de course à pied, 3 raisons solides pour lesquelles il se trompe

Je l’ai vu des dizaines de fois. Un coureur sort d’une période propre, régulière. La montre annonce un chrono “prévu”. Puis le jour de la course, l’écart est net. Parfois dans le bon sens, souvent dans le mauvais. Et la même question revient :
“Pourquoi le prédicteur Garmin se trompe alors que je m’entraîne sérieusement ?”

La réponse n’a rien de mystérieux. Le prédicteur n’est pas “nul”. Il est incomplet. Il regarde des données mesurables… et ignore une partie décisive de la réalité du terrain.

Si tu veux remettre cet outil à sa place et prendre de meilleures décisions d’entraînement, voilà les trois raisons solides pour lesquelles il se trompe.

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La scène que je vois tout le temps

Le prédicteur affiche un 10 km optimiste. Le coureur se dit que “ça doit passer”. Il adapte ses allures à ce chiffre. Résultat, les séances deviennent un peu trop hautes, la récupération se dégrade, et le jour J… l’allure ne tient pas.

Mini vérité humaine : un chiffre rassurant peut pousser à s’entraîner au-dessus de ses capacités réelles.

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Ce que le prédicteur Garmin fait vraiment

Le prédicteur s’appuie surtout sur :

  • la VO₂max estimée
  • les allures récentes
  • la fréquence cardiaque
  • des modèles statistiques internes

Il suppose implicitement que :

  • tu es reposé
  • ton économie de course est stable
  • ton entraînement est cohérent
  • les conditions sont idéales

C’est précisément là que les écarts apparaissent.

Raison n°1 : il surestime la VO₂max utilisable

La VO₂max affichée par Garmin est une estimation, pas une mesure directe. Et surtout, avoir une VO₂max donnée ne signifie pas que tu peux l’exploiter sur 10 km.

Sur le terrain, ce qui compte, c’est :

  • combien de temps tu peux rester proche de ce potentiel
  • à quel coût musculaire
  • avec quelle stabilité d’allure

Deux coureurs avec la même VO₂max peuvent avoir 2 à 4 minutes d’écart sur 10 km selon leur économie et leur endurance spécifique.

Si tu fais peu de travail à allure cible ou de progressifs propres, le prédicteur te prête une capacité que tu n’as pas encore consolidée.

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Performance Trail : comment monter “au bon rythme” sans exploser au sommet

Raison n°2 : il ignore la fatigue accumulée

Le prédicteur ne “voit” pas :

  • ton sommeil réel
  • ton stress pro ou perso
  • les micro-fatigues musculaires
  • les séances un peu trop rapprochées

Il regarde des moyennes. Or la performance, surtout après 40 ans, dépend énormément de l’état de fraîcheur.

Un coureur peut afficher une VO₂max stable, mais être incapable de tenir l’allure prédite parce que :

  • la récupération est insuffisante
  • l’endurance fondamentale est trop souvent négligée
  • les footings dérivent trop haut

Je le rappelle ici clairement : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale. Sans ça, le prédicteur devient presque toujours trop optimiste.

Raison n°3 : il ne mesure pas ta capacité à tenir l’allure sur fatigue

C’est le point le plus sous-estimé.

Le prédicteur extrapole à partir de données “fraîches”. Il ne sait pas :

  • comment tu te comportes après 8 km d’effort
  • si ton allure s’effondre ou reste stable
  • si ta foulée se dégrade sous fatigue

Or une course, ce n’est pas une moyenne. C’est une tenue d’allure.

C’est pour ça que certains coureurs battent largement la prédiction, et que d’autres explosent malgré de “bons chiffres”.

Performance Endurance fondamentale : le réglage qui évite de courir trop vite sans t’en rendre compte

La différence se joue souvent dans :

  • les séances tempo
  • les AS10 progressifs
  • les sorties mixtes EF + allure spécifique

👉 Ces formats sont détaillés ici :
👉 Séances spécifiques running

Le piège le plus courant avec le prédicteur

Beaucoup de coureurs font l’erreur inverse de ce qu’il faudrait faire.
Ils adaptent l’entraînement au prédicteur, au lieu d’adapter le prédicteur à l’entraînement réel.

Concrètement :

  • ils montent leurs allures parce que “la montre dit que”
  • ils ignorent les signaux de fatigue
  • ils perdent la régularité

Le prédicteur doit rester un indicateur secondaire, jamais un chef d’orchestre.

Comment utiliser le prédicteur intelligemment

Je te donne le cadre que j’utilise.

Je regarde le prédicteur :

  • pour suivre une tendance sur plusieurs semaines
  • jamais pour fixer mes allures au jour le jour
  • toujours en le confrontant au ressenti et à la stabilité des séances

Si la prédiction monte mais que :

Performance Ton 10 km après 40-45 ans : repères réalistes et marge de progression (Tableau de comparaison)

  • je termine mes séances plus difficilement
  • je récupère moins bien
  • mes footings deviennent lourds

Alors je sais que le chiffre est en avance sur la réalité.

Le rôle du matériel dans l’erreur

Un point souvent oublié : la qualité de la mesure cardiaque.

Une FC mal captée, surtout au poignet :

  • lisse trop
  • réagit trop tard
  • fausse la VO₂max estimée

Si tu t’appuies beaucoup sur la FC pour calibrer tes allures, une montre imprécise peut accentuer les erreurs du prédicteur.

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Ce que le prédicteur ne verra jamais

Il ne verra pas :

  • ta technique de course
  • ton relâchement
  • ton économie réelle
  • ta capacité à gérer le stress de course

Or ce sont souvent ces facteurs-là qui font la différence entre le chrono prévu et le chrono réel.

Ce que tu peux faire dès cette semaine

Si tu veux utiliser le prédicteur Garmin sans te faire piéger :

Garmin Garmin Running : les 4 métriques à vérifier avant de changer ton plan (et quoi en déduire)

  1. garde tes allures basées sur le terrain, pas sur la prédiction
  2. vérifie que la majorité de ton volume reste facile
  3. intègre une séance de tenue d’allure par semaine
  4. juge la progression sur la stabilité, pas sur le chiffre affiché
  5. utilise le prédicteur comme un thermomètre, pas comme une cible

Le prédicteur Garmin n’est pas faux.
Il est optimiste par nature. À toi de le ramener dans le monde réel.

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