Je la vois partout.
Sur l’écran de la montre après une séance. Dans l’appli, le soir. Le lendemain matin, encore.
Et très souvent, elle déclenche une réaction immédiate : “Ah… donc je devrais lever le pied” ou au contraire “Ok, je peux en remettre.”
Cette métrique, c’est la récupération / le temps de récupération Garmin.
Et le problème, ce n’est pas qu’elle existe.
C’est la place qu’on lui donne dans nos décisions d’entraînement.
Parce qu’à force de la consulter trop souvent, elle finit par brouiller ton jugement, surtout quand tu cours régulièrement et sérieusement.
Je t’explique pourquoi, ce qu’elle dit vraiment, ce qu’elle ne dit pas… et comment arrêter de te laisser piloter par un chiffre isolé.
Je pose le cadre tout de suite : quelle que soit la métrique, 70–80 % de ton volume reste en endurance fondamentale. Aucun algorithme ne remplace cette base.
👉 Mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes de running du débutant au marathon
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme
Et évidemment, pour que les métriques aient un minimum de cohérence, encore faut-il une montre fiable
👉 Comparatif meilleures montres GPS Running 2025–2026 : mon classement top 5
La mini vérité sur la récupération Garmin
Le temps de récupération Garmin est une estimation algorithmique.
Il se base sur :
- l’intensité de la séance
- la charge récente
- la réponse cardio
- parfois le sommeil et le stress
👉 Il ne mesure pas ta récupération réelle.
Il estime un délai avant la prochaine séance “équivalente”.
C’est une nuance énorme… et rarement comprise.
Pourquoi on la consulte trop souvent
Parce qu’elle est :
- visible
- chiffrée
- rassurante
- simple
Un nombre d’heures, c’est clair.
Sauf que la récupération n’est jamais linéaire.
Le premier piège : lever le pied alors que tout va bien
Combien de fois j’ai vu ça.
- séance propre
- bonnes sensations
- jambes ok le lendemain
Mais Garmin affiche : “48 h de récupération”.
Résultat :
on annule une séance facile
ou on remplace par du repos total
alors que le corps était parfaitement prêt à encaisser un footing EF.
La récupération Garmin parle surtout de séance intense.
Pas de ta capacité à trottiner tranquille.
Le deuxième piège : forcer parce que “la récup est à zéro”
L’inverse est tout aussi fréquent.
- récupération affichée à 0 h
- tu te dis que “tout est vert”
- tu remets une séance exigeante
Alors que :
- tu dors mal
- tu es mentalement entamé
- les jambes sont encore lourdes
Résultat : séance moyenne, voire contre-productive.
Ce que cette métrique ne voit pas
C’est là que le décalage se crée.
Elle ne voit pas :
- la fatigue nerveuse
- le stress pro ou perso
- la qualité de ta foulée
- la rigidité musculaire
- les micro-douleurs
Elle voit un système cardio.
Pas l’ensemble du coureur.
Pourquoi elle brouille surtout les décisions après 40–45 ans
Avec l’âge, un détail devient clé :
la tolérance à l’erreur diminue.
À 30 ans, tu pouvais :
- forcer malgré un signal moyen
- récupérer “en roulant”
À 45 ans, ce genre d’ajustement approximatif laisse une trace.
Et consulter trop souvent la récupération Garmin pousse soit à :
- surprotéger inutilement
- soit forcer au mauvais moment
Dans les deux cas, la cohérence disparaît.
La métrique que je regarde à la place
Je ne dis pas qu’il faut ignorer la récupération Garmin.
Je dis qu’il faut la remettre à sa place.
Moi, je regarde surtout :
1) La répétabilité des séances
Est-ce que je peux :
- refaire une séance similaire
- quelques jours plus tard
- avec des sensations comparables ?
Si oui, la récupération est suffisante, peu importe le chiffre.
2) La qualité des footings EF
Un footing EF est le meilleur test.
- souffle fluide
- jambes fonctionnelles
- foulée relâchée
S’il passe bien, tu récupères.
3) L’envie réelle de courir
Ça paraît subjectif, mais c’est très fiable.
Pas l’envie “au mental”.
L’envie sans lutte.
Quand elle disparaît plusieurs jours de suite, ce n’est jamais un hasard.
Comment j’utilise la récupération Garmin aujourd’hui
Voici ma règle simple.
- Je la regarde après une séance dure, pas tous les jours
- Je ne la consulte pas avant un footing facile
- Je la compare toujours à mes sensations réelles
- Je n’en fais jamais un feu vert ou rouge automatique
👉 Un indicateur parmi d’autres. Pas un arbitre.
Le cas particulier du tapis
Sur tapis, la récupération Garmin est souvent plus “optimiste”.
Pourquoi ?
- effort plus lisse
- cardio plus stable
- moins de contraintes mécaniques visibles
Mais la fatigue musculaire peut être bien réelle.
D’où l’intérêt de ne jamais décider uniquement sur la base d’un chiffre, même en indoor
👉 Comparatifs meilleurs tapis de course : mon classement top 5
Le signal d’alerte que je prends toujours au sérieux
Pour moi, le vrai signal est celui-ci :
👉 Les données sont au vert, mais tu hésites à chausser.
À ce moment-là, la montre n’a rien à dire.
Mais le corps, si.
Ce que tu peux faire dès cette semaine
Un test simple :
- pendant 7 jours, ne regarde plus la récupération Garmin au réveil
- décide tes séances à partir des sensations et de la cohérence de la semaine
- compare ensuite avec ce que la montre aurait “conseillé”
Très souvent, tu verras que tu faisais déjà les bons choix… avant de trop regarder ce chiffre.
Et si tu veux structurer tes décisions sans improviser :
👉 Mes séances spécifiques de running
👉 Mes programmes de running du débutant au marathon
👉 Télécharger l’ebook gratuit : le guide ultime pour retrouver ton poids de forme
La récupération Garmin n’est pas inutile.
Mais consultée trop souvent, elle devient du bruit décisionnel.
Et en entraînement, moins de bruit, c’est souvent plus de progrès.
Performance Trail d’hiver : pourquoi les terrains “faciles” usent parfois plus que le technique

