C’est une situation que je rencontre de plus en plus souvent chez des coureurs sérieux, réguliers, impliqués.
Les chiffres sont bons. Voire très bons.
Volume stable ou en hausse.
Allures qui s’améliorent légèrement.
Charge “productive”.
Statut d’entraînement rassurant.
Et pourtant, quand je leur demande :
“Comment tu te sens quand tu cours ?”
La réponse tombe, presque gênée :
“Franchement… pas terrible.”
Jambes lourdes.
Manque d’élan.
Sensation de courir “freiné”.
Aucune vraie aisance, même à des allures censées être faciles.
Ce décalage entre les données et les sensations n’est ni rare, ni anodin.
Et surtout, il a presque toujours une explication très concrète.
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Le piège moderne du “tout va bien”
Aujourd’hui, il est facile de se convaincre que tout va bien.
La montre valide.
Les graphiques montent.
Les indicateurs sont verts.
Alors on continue.
On pousse.
On enchaîne.
Performance Gainage du coureur : ce que 30 secondes ne mesurent pas
Le problème, c’est que le corps ne lit pas les tableaux.
Il réagit à des contraintes réelles, parfois invisibles dans les chiffres.
Et c’est là que naît le décalage.
Quand les données progressent mais que le corps encaisse
Sur le papier, tu progresses parce que :
• tu fais plus de volume
• tu respectes des allures cibles
• tu coches les séances prévues
• tu ne rates rien
Mais dans la réalité, ton corps peut être en train de :
• accumuler une fatigue mécanique
• perdre de la fraîcheur nerveuse
• manquer de vraies séances faciles
• ne jamais totalement récupérer
La progression “statistique” masque alors une dette physiologique.
La cause numéro un : l’endurance fondamentale trop rapide
C’est de loin la cause la plus fréquente.
Tu fais de l’endurance fondamentale.
Beaucoup même.
Mais elle est souvent :
• un peu trop rapide
• un peu trop haute en cardio
• un peu trop “engagée”
Performance Garmin & Running : le graphique que presque personne ne regarde… mais qui change tout
Sur le papier, ça reste de l’EF.
Dans le corps, ça devient un effort intermédiaire.
Je le rappelle ici clairement : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale, mais seulement si cette EF est réellement facile.
Sinon, tu avances dans les chiffres… et tu t’éteins dans les sensations.
La fatigue que les graphiques ne montrent pas
Les outils mesurent très bien :
• le volume
• la charge
• l’intensité globale
Ils mesurent beaucoup moins bien :
• la fatigue neuromusculaire
• la raideur accumulée
• la lassitude du geste
• la perte de ressort
Résultat : tout semble cohérent… alors que le corps n’a plus de marge.
C’est pour ça que tu peux courir “correctement” sans jamais te sentir bien.
Le paradoxe des séances bien exécutées
Autre cause fréquente : tu exécutes toutes tes séances correctement.
Allures respectées.
Récupérations propres.
Fin de séance maîtrisée.
Fatigue Trail : la descente qui abîme plus que la montée chez les coureurs d’hiver
Mais tu fais trop souvent des séances intermédiaires, ni vraiment faciles, ni franchement dures.
Ces séances passent toujours.
Elles laissent rarement une claque.
Mais elles grignotent les sensations.
Progressivement, tu perds le contraste entre :
• le très facile
• le vraiment stimulant
Et sans contraste, le corps n’exprime plus de fraîcheur.
Pourquoi les sensations sont souvent le premier signal
Avant que les chronos baissent.
Avant que la motivation chute.
Avant que la blessure arrive.
Ce sont souvent les sensations qui s’éteignent en premier.
Tu cours, mais :
• sans rebond
• sans fluidité
• sans envie d’accélérer
• sans plaisir
Ce n’est pas un caprice.
C’est un signal d’alerte.
Le rôle ambigu de la montre dans ce décalage
La montre peut involontairement renforcer ce problème.
Elle te rassure quand :
• l’allure est “dans la zone”
• le Training Effect est “productif”
• la charge est “optimale”
Alors tu continues… même si le corps dit autre chose.
La montre doit être un outil de vérification, pas un arbitre des sensations. Des écrans simples et des alertes de zones bien réglées aident à éviter ce piège. Si tu veux un repère fiable 👉 mon comparatif des meilleures montres GPS running.
Pourquoi ce problème touche surtout les coureurs réguliers
Les débutants progressent souvent “partout”.
Les coureurs confirmés, eux, progressent par ajustements fins.
Quand la base est solide, ce n’est plus le manque d’entraînement qui bloque.
C’est l’absence de marges.
Et ces marges se construisent avec :
• de vraies séances faciles
• une récupération respectée
• une intensité mieux ciblée
• moins de séances “gris clair”
Ce qui relance presque toujours les sensations
Quand je vois ce décalage, je fais rarement courir plus.
Je fais souvent l’inverse :
• je ralentis franchement les footings
• je supprime une séance intermédiaire
• je clarifie une seule séance de qualité
• je redonne de l’espace
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Très souvent, au bout de deux ou trois semaines, les retours sont les mêmes :
“Je n’ai pas fait plus… mais je me sens mieux.”
Comment vérifier si tu es dans ce cas
Pose-toi ces questions simples :
• est-ce que mes footings me laissent vraiment frais ?
• est-ce que j’ai parfois envie d’accélérer spontanément ?
• est-ce que je finis mes séances avec de la marge ?
Si la réponse est non, le problème n’est pas ton niveau.
C’est ton équilibre.
Ce que tu peux tester dès maintenant
Pendant deux semaines :
Ralentis volontairement tes sorties faciles
Protège une seule séance de qualité
Ignore les micro-variations de chiffres
Observe tes sensations
Dans la majorité des cas, le plaisir revient avant les chronos.
Progresser sur le papier, c’est rassurant.
Progresser dans les sensations, c’est durable.
Les chiffres confirment.
Les sensations guident.
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