C’est une idée tenace chez les coureurs réguliers.
Quand ça ne progresse plus, on ajoute. Une sortie de plus. Un peu plus long. Un peu plus souvent. Logique, non ?
Sur le terrain, je vois pourtant l’inverse se produire très souvent.
Des coureurs avec une base solide, réguliers, sérieux… qui s’entraînent plus, mais se sentent moins bien. Jambes plus lourdes. Allures qui plafonnent. Sensation diffuse de fatigue sans vraie explication.
Le problème n’est pas l’envie.
Le problème, c’est de croire que plus est toujours synonyme de mieux quand la base est déjà là.
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Ce qui change quand on a déjà une base solide
Quand tu cours depuis plusieurs années, ton corps a déjà intégré beaucoup de choses.
Le cardio est efficace.
Les gestes sont automatisés.
Les allures “faciles” deviennent naturellement plus rapides.
Tu encaisses sans trop y penser.
C’est précisément à ce moment-là que l’ajout de volume devient piégeux.
Ajouter une séance ou allonger les sorties ne crée plus automatiquement un stimulus nouveau. Ça crée surtout plus de charge sur un système déjà bien sollicité.
Le faux réflexe “je cours plus, donc je progresse”
Chez les coureurs expérimentés, ce réflexe est très fréquent.
La progression ralentit.
On ne se sent pas moins en forme, mais pas meilleur non plus.
Alors on rajoute.
Une sortie en plus.
Un footing un peu plus long.
Un week-end plus chargé.
Sur quelques semaines, ça passe.
Sur quelques mois, la fatigue s’installe.
Ce n’est pas du surentraînement spectaculaire.
C’est une érosion lente de la fraîcheur.
Pourquoi le volume supplémentaire devient vite peu rentable
Quand la base est solide, le corps a surtout besoin de :
• qualité de stimulus
• récupération suffisante
• variété intelligente
• marges pour assimiler
Ajouter du volume sans ajuster le reste entraîne souvent :
• des footings moins faciles
• des séances de qualité moins franches
• une récupération incomplète
• une impression de “toujours courir”
Fatigue Tapis de course : l’erreur d’inclinaison qui fausse complètement l’intensité
Tu fais plus… mais chaque séance vaut un peu moins.
Le rôle central de l’endurance fondamentale
Je le rappelle ici sans détour : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale.
Chez les coureurs expérimentés, le problème n’est pas de manquer d’EF.
C’est que l’EF devient trop rapide, surtout quand le volume augmente.
Résultat :
• l’EF n’est plus récupératrice
• la charge globale explose
• les bénéfices du volume s’évaporent
Courir plus vite “facilement” n’est pas un progrès si ça t’empêche de récupérer.
Le signal d’alerte que beaucoup ignorent
Quand courir plus devient contre-productif, les signaux sont souvent discrets :
• les jambes sont lourdes sans raison claire
• les allures plafonnent malgré l’effort
• l’envie de courir est là, mais pas l’élan
• les séances passent, mais sans relief
Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est un manque de marges.
Pourquoi moins peut parfois relancer la progression
C’est contre-intuitif, mais chez beaucoup de coureurs solides, enlever est plus efficace qu’ajouter.
En réduisant légèrement le volume, on retrouve :
• des footings vraiment faciles
• une séance de qualité plus nette
• une meilleure récupération nerveuse
• une sensation de dynamisme
Le corps recommence à assimiler au lieu d’encaisser.
Ce qui fait vraiment progresser quand la base est là
À partir d’un certain niveau, la progression vient rarement de plus de kilomètres. Elle vient de :
• une séance de qualité bien ciblée
• un meilleur placement de l’intensité
• une récupération respectée
• une structure claire de la semaine
C’est exactement la logique qu’on retrouve dans 👉 les séances spécifiques de running et dans 👉 les programmes running par distance.
Le piège de la comparaison
Beaucoup se disent :
“Lui court plus que moi, donc je devrais faire pareil.”
Mais tu ne vois jamais :
• son historique
• sa récupération
• ses contraintes
• ce qu’il sacrifie
Copier le volume sans le contexte est l’une des causes les plus fréquentes de stagnation chez les coureurs expérimentés.
Le rôle de la montre dans cette dérive
Les montres peuvent encourager le “toujours plus”.
Kilométrage hebdo.
Charge chronique.
Objectifs de volume.
Ces données sont utiles… à condition de ne pas en faire une injonction.
La montre doit surtout t’aider à vérifier que :
• tes footings restent vraiment faciles
• ta récupération est correcte
• la charge reste assimilable
Une montre bien réglée, avec des alertes simples de zones, aide à éviter les excès invisibles. Si tu veux un repère fiable 👉 mon comparatif des meilleures montres GPS running.
Comment savoir si courir plus t’aide… ou te freine
Pose-toi ces questions simples :
• est-ce que mes séances de qualité passent mieux quand je cours moins ?
• est-ce que je me sens plus dynamique avec une semaine allégée ?
• est-ce que mes footings sont vraiment récupérateurs ?
Si la réponse est oui, le problème n’est pas le manque de volume.
Ce que tu peux tester concrètement
Pendant deux à trois semaines :
Supprime une sortie “inutile”
Ralentis franchement les footings
Protège une seule séance de qualité
Observe tes sensations
Dans beaucoup de cas, les allures se stabilisent, la fatigue baisse, et la progression reprend.
Courir plus n’est pas une stratégie.
Courir mieux, quand la base est solide, c’est souvent le vrai levier.
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