À partir de 40 ans, le 5 km devient un drôle d’objet.
Trop court pour “se cacher”. Trop intense pour tricher. Et surtout… beaucoup trop utilisé pour se comparer de travers.
Je vois souvent la même scène.
Un chrono posté. Un regard sur Strava. Une comparaison avec un collègue plus jeune, un ancien soi-même, ou un inconnu qui court six fois par semaine. Et une conclusion hâtive : “Je suis nul” ou “je régresse”.
En réalité, le problème n’est presque jamais le chrono.
Le problème, c’est le cadre de comparaison.
Cet article sert à une chose : te situer intelligemment, sans te raconter d’histoires, mais sans te dévaloriser inutilement.
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Pourquoi le 5 km est si piégeux après 40 ans
Le 5 km met tout en lumière.
Il révèle :
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• ton endurance de base
• ta capacité à soutenir l’intensité
• ta gestion de l’allure
• ta récupération
Mais après 40 ans, il révèle aussi autre chose : tes contraintes. Le sommeil, le stress, le travail, la récupération plus lente. Comparer un chrono brut sans intégrer ça, c’est se tirer une balle dans le pied.
Ce que le 5 km mesure vraiment (et ce qu’il ne mesure pas)
Un 5 km ne mesure pas :
• ta valeur de coureur
• ton sérieux
• ton potentiel long terme
Il mesure simplement ce que tu peux produire ce jour-là, avec ton entraînement actuel et ta récupération du moment.
Deux coureurs à 22 minutes peuvent être dans des situations totalement opposées :
l’un en progression, l’autre à bout de souffle.
Le tableau réaliste des 5 km après 40 ans
Ce tableau n’est pas un podium.
C’est un outil de lecture, basé sur des profils amateurs réguliers, non élites, avec une vie normale autour.
40–44 ans
• moins de 18’30 → très solide, entraînement structuré
• 18’30 – 20’00 → performant amateur
• 20’00 – 22’00 → bon niveau
• 22’00 – 24’00 → correct
• au-delà de 24’00 → loisir structurable
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45–49 ans
• moins de 19’00 → très solide
• 19’00 – 20’30 → performant amateur
• 20’30 – 22’30 → bon niveau
• 22’30 – 24’30 → correct
• au-delà de 24’30 → loisir structurable
50–55 ans
• moins de 19’45 → très solide
• 19’45 – 21’15 → performant amateur
• 21’15 – 23’15 → bon niveau
• 23’15 – 25’15 → correct
• au-delà de 25’15 → loisir structurable
Ces repères supposent une pratique régulière, sans optimisation extrême, sans passé d’athlète élite.
Pourquoi ce tableau n’a de sens qu’avec le contexte
Un chrono seul ne veut rien dire.
Je regarde toujours ces éléments avant d’interpréter un 5 km :
• combien de séances par semaine
• quelle part d’endurance fondamentale
• la récupération dans les jours suivants
• la stabilité de l’allure sur la course
Un 5 km à 23’ tenu proprement, avec une bonne récupération, vaut souvent mieux qu’un 21’ arraché au prix d’une semaine compliquée.
L’erreur la plus fréquente : vouloir “rentrer dans la case”
Beaucoup utilisent ce tableau comme une injonction.
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“Je devrais être en dessous de 22’.”
Alors ils accélèrent les footings. Ils ajoutent du fractionné. Ils grignotent la récupération.
Résultat :
• fatigue chronique
• séances de qualité moins efficaces
• stagnation
• parfois blessure
Je le rappelle ici clairement : 70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale. C’est cette règle, plus que n’importe quel tableau, qui permet de progresser après 40 ans.
Ce qui compte plus que la catégorie
Après 40 ans, je préfère toujours ces indicateurs au chrono brut :
• est-ce que tu finis sans t’effondrer
• est-ce que les derniers kilomètres sont stables
• est-ce que tu récupères vite
• est-ce que tes footings restent faciles
Si ces points sont cochés, tu es bien placé pour progresser, même si ton chrono n’est pas “impressionnant”.
Le rôle des séances spécifiques
Le 5 km progresse rarement avec “un peu de tout”.
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Il progresse quand :
• l’endurance fondamentale est solide
• une seule séance de qualité est bien ciblée
• les allures sont maîtrisées
• la récupération est respectée
Les formats bien cadrés évitent beaucoup d’erreurs, notamment ceux proposés dans 👉 les séances spécifiques de running.
La montre : outil ou juge ?
Les montres peuvent aider… ou faire douter.
Sur 5 km, le piège est de regarder trop souvent l’allure instantanée. Le plus important est la stabilité, pas la perfection.
Des alertes simples de zones cardio aident surtout à garder les footings faciles et à éviter la dérive. Une montre fiable et lisible fait clairement la différence sur la durée. Si tu veux un repère 👉 mon comparatif des meilleures montres GPS running.
Comment utiliser ce tableau intelligemment
Ce tableau sert à :
Te situer
Comprendre où tu en es
Décider quoi travailler
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Il ne sert pas à :
Te comparer aux autres
Forcer la progression
Justifier plus d’intensité
Si tu es “correct” aujourd’hui, tu peux devenir “bon” demain.
Si tu es “bon”, tu peux rester “solide” longtemps.
Et ça, c’est une vraie réussite après 40 ans.
Ce que tu peux faire dès maintenant
Si ton 5 km te frustre :
Reviens aux bases
Allège les footings
Clarifie une seule séance clé
Observe la récupération
Souvent, le chrono s’améliore quand on arrête de le poursuivre frontalement.
Et si tu veux un cadre complet, prêt à l’emploi, selon ton objectif, il est déjà structuré dans 👉 les programmes running du débutant au marathon.
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