Running : Pourquoi ton souffle est bon… mais que tes jambes ne suivent plus

C’est une sensation déroutante.
Tu pars courir, la respiration est étonnamment fluide. Le cardio est stable. Tu pourrais presque discuter.
Et pourtant, au bout de quelques minutes, les jambes deviennent lourdes, imprécises, comme si le signal ne passait plus.

Pas d’essoufflement.
Pas de pic cardiaque.
Juste cette impression frustrante que le moteur est là… mais que la transmission patine.

Je la connais bien, cette sensation. Et je la vois très souvent chez des coureurs réguliers, sérieux, qui ont l’impression de “ne plus comprendre leur corps”.

La bonne nouvelle, c’est que ce décalage a presque toujours une explication logique. Et surtout, des réglages simples.

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La scène que je vois tout le temps

Le coureur me dit :
“Cardio nickel. Mais les jambes… mortes.”

Et quand on creuse :

Performance Le vrai plafond que rencontrent beaucoup de coureurs réguliers après 40 ans

  • l’allure n’est pas excessive
  • la fréquence cardiaque est cohérente
  • le sommeil est parfois correct

Mais la foulée manque de tonicité.
La relance est difficile.
Les cuisses brûlent plus vite que le souffle.

Mini vérité terrain :
le souffle et les jambes ne progressent pas toujours au même rythme.

Pourquoi le cardio peut aller bien pendant que les jambes lâchent

Le système cardio-respiratoire est très adaptable.
Il progresse vite.
Il s’entretient facilement.

Les muscles, eux, racontent une autre histoire.

Quand les jambes ne suivent plus alors que le souffle est bon, ça pointe souvent vers :

  • une fatigue neuromusculaire
  • une endurance musculaire insuffisante
  • une mauvaise gestion des allures faciles

Et parfois, un mélange des trois.

La cause n°1 que je retrouve le plus souvent : trop d’allures intermédiaires

C’est la cause la plus sournoise.

Beaucoup de coureurs courent :

  • trop vite pour récupérer
  • trop lentement pour stimuler vraiment

Résultat :

Performance Course à pied et données Garmin : pourquoi comparer deux semaines consécutives est souvent inutile

  • le cardio s’adapte
  • les muscles accumulent une fatigue diffuse

Tu peux respirer correctement… mais les fibres musculaires, elles, n’ont jamais vraiment le temps de se régénérer.

Je le rappelle ici parce que c’est central :
70 à 80 % de ton volume doit rester en endurance fondamentale, réellement facile.

Pas “un peu cool”.
Vraiment confortable.

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La cause n°2 : une fatigue nerveuse invisible

Quand le souffle est bon mais que les jambes sont molles, le système nerveux est souvent impliqué.

Ça arrive quand :

  • les séances s’enchaînent sans vrai jour facile
  • le renforcement est trop intense ou mal placé
  • le stress hors sport s’accumule

Le système nerveux central peut être fatigué sans que le cardio ne le montre.

Les signes typiques :

  • jambes “vides” dès l’échauffement
  • difficulté à relancer
  • manque de coordination

Dans ce cas, forcer ne sert à rien. Il faut clarifier et alléger, pas ajouter.

Fatigue Renforcement du coureur : ce qui fatigue le système nerveux… sans vraiment renforcer

La cause n°3 : un déficit d’endurance musculaire spécifique

Le cardio peut être prêt…
Mais si les muscles ne sont pas habitués à tenir une allure donnée dans la durée, ils lâchent avant.

C’est très fréquent chez les coureurs qui :

  • font surtout de l’endurance facile
  • ou surtout de l’intensité courte
  • mais peu de travail à allure stable

Résultat :

  • souffle OK
  • jambes qui saturent

C’est là que les séances au tempo ou à allure spécifique prennent tout leur sens, à condition qu’elles soient bien dosées.

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L’erreur classique dans cette situation

Quand les jambes ne suivent plus, beaucoup réagissent mal.

Ils se disent :
“Je manque de force.”
“Je manque de VMA.”
“Je dois pousser plus.”

Et ils ajoutent :

  • une séance dure
  • ou un renforcement costaud
  • ou des allures plus rapides

Dans la majorité des cas, ça aggrave le problème.

Fatigue Trail : l’intensité cachée qui fatigue sans que tu t’en rendes compte

Parce que le souci n’est pas l’intensité maximale, mais la capacité à encaisser et répéter.

Le réglage le plus rentable que je fais appliquer

Je commence presque toujours par deux choses simples.

D’abord, ralentir franchement les footings pendant 10 à 14 jours.
Objectif : rendre aux jambes leur fraîcheur de base.

Ensuite, introduire ou clarifier une seule séance structurée par semaine.
Pas deux. Pas trois.

Une séance qui a un rôle clair :

  • endurance musculaire
  • ou allure spécifique
  • ou progressif maîtrisé

Le reste doit servir cette séance, pas la parasiter.

C’est exactement la logique des plans bien construits.

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Le lien avec l’âge (sans dramatiser)

Avec les années, le cardio se maintient souvent mieux que la force et la tonicité musculaire.

Fatigue Courir plus n’améliore pas toujours ta condition quand tu as déjà une base solide

Ce n’est pas une chute brutale.
C’est un décalage progressif.

C’est pour ça que beaucoup de coureurs de 40–55 ans disent :
“Je respire bien, mais je n’ai plus de jus.”

La solution n’est pas de s’entraîner comme à 25 ans.
C’est de mieux protéger l’assimilation et de donner un rôle clair à chaque séance.

Comment savoir si tu es dans le bon réglage

Après quelques semaines bien dosées, tu dois sentir :

  • des jambes plus disponibles dès l’échauffement
  • une foulée plus stable
  • une meilleure tenue d’allure sans lutter

Même si les chronos n’explosent pas tout de suite, la cohérence revient. Et c’est le signe que tu es sur la bonne voie.

Ce que tu peux faire dès cette semaine

Si ton souffle est bon mais que tes jambes ne suivent plus :

  • ralentis franchement tes footings
  • supprime toute séance “entre deux” sans objectif clair
  • garde une seule séance structurée
  • protège ta récupération

Dans la majorité des cas, ce n’est pas ton cardio qui te limite.
C’est la façon dont tes jambes encaissent la charge.

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