Il y a un moment précis où beaucoup de coureurs se font la réflexion.
Pas après une grosse blessure. Pas après une coupure. Juste un jour banal.
“Avant, cette séance passait mieux.”
“Avant, je récupérais plus vite.”
“Avant, avec le même entraînement, je progressais davantage.”
Et non, ce n’est pas une illusion.
Ton corps n’assimile plus exactement de la même façon qu’il y a quelques années, même si tu fais “la même chose”.
La clé, ce n’est pas de lutter contre ça.
C’est de comprendre ce qui a changé… et ce qui doit évoluer dans ta façon de t’entraîner.
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La scène que je vois souvent chez les coureurs réguliers
Même volume qu’avant.
Même nombre de séances.
Parfois même plus sérieux sur l’échauffement et la récupération.
Et pourtant :
- les jambes restent lourdes plus longtemps
- les séances “qualité” laissent plus de traces
- les progrès sont plus lents
Mini vérité terrain :
ce n’est pas que tu encaisses moins l’entraînement. C’est que tu l’assimiles différemment.
Ce qui change vraiment avec le temps
On parle souvent de l’âge comme d’un bloc unique. En réalité, plusieurs mécanismes évoluent en parallèle.
D’abord, la vitesse de récupération.
Les processus de réparation musculaire et nerveuse prennent un peu plus de temps. Pas deux fois plus. Mais assez pour que l’enchaînement des séances devienne plus délicat.
Ensuite, la tolérance à l’accumulation.
Tu peux encore encaisser une séance dure.
Ce qui coûte plus cher, c’est la répétition rapprochée d’efforts mal différenciés.
Enfin, la sensibilité au stress global.
Travail, sommeil, charge mentale… Tout pèse davantage sur la capacité d’adaptation.
Le corps ne regarde pas que les kilomètres.
Il regarde le contexte.
L’erreur la plus fréquente : garder exactement la même structure
Beaucoup de coureurs ajustent les allures, mais pas la logique.
Ils ralentissent un peu…
Mais gardent :
- le même nombre de séances “moyennes”
- la même densité de semaines
- la même place pour l’improvisation
Résultat : l’entraînement reste exigeant, mais moins productif.
Je le rappelle ici parce que c’est central :
70 à 80 % du volume doit rester en endurance fondamentale, surtout quand l’assimilation ralentit.
Pas pour faire moins.
Pour mieux récupérer et mieux exploiter le reste.
Pourquoi tu as l’impression de “stagner” plus vite
Avant, une séance dure créait un vrai surcroît de forme.
Aujourd’hui, la même séance peut simplement… maintenir.
Ce n’est pas un échec.
C’est un signal.
Quand l’assimilation ralentit :
- les gains sont plus progressifs
- les erreurs de dosage coûtent plus cher
- la régularité devient plus importante que l’intensité
Chercher à forcer le progrès est souvent contre-productif.
Le rôle clé des allures intermédiaires
C’est un point que beaucoup sous-estiment.
Avec le temps, les allures “entre deux” fatiguent beaucoup plus qu’avant.
Pas assez lentes pour récupérer.
Pas assez rapides pour stimuler franchement.
Et comme elles paraissent “raisonnables”, on les répète souvent.
C’est là que l’assimilation se bloque sans bruit.
Si tu veux éviter ça, t’appuyer sur des séances bien identifiées aide énormément.
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Ce qui fonctionne mieux quand l’assimilation ralentit
Ce n’est pas de réduire drastiquement.
C’est de clarifier.
Trois ajustements reviennent souvent :
D’abord, moins de séances floues.
Chaque sortie doit avoir un rôle clair : récupérer, construire, stimuler.
Ensuite, une vraie séance clé par semaine, pas plus.
Quand elle est bien placée, elle suffit à entretenir ou relancer la progression.
Enfin, une récupération assumée, sans culpabilité.
Le progrès se fait de plus en plus entre les séances, pas pendant.
C’est exactement la logique des plans bien construits : ils protègent l’assimilation autant que la performance.
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Le signal que ton corps t’envoie (et qu’il faut écouter)
Si tu observes :
- des courbatures plus longues que d’habitude
- une baisse de motivation sans raison évidente
- une impression de “ne jamais être frais”
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est souvent un problème de densité, pas de volume.
Continuer à pousser dans ce contexte ralentit encore l’assimilation.
Ce que je fais concrètement dans ces phases-là
Je simplifie.
Je garde :
- une séance structurée utile
- des footings vraiment faciles
- des semaines lisibles
Et je supprime tout ce qui n’a pas d’impact clair.
Dans la majorité des cas, le corps recommence à répondre en quelques semaines. Pas avec des progrès spectaculaires, mais avec une forme plus stable, plus durable.
Ce que tu peux faire dès maintenant
Si tu as l’impression que ton corps assimile moins vite qu’avant :
- ralentis franchement les allures faciles
- identifie une seule séance clé
- espace mieux les efforts exigeants
- observe les sensations sur 10 à 15 jours
Souvent, le problème n’est pas que tu fais “trop peu”.
C’est que tu fais trop flou.
Pour remettre de la cohérence et aider ton corps à mieux assimiler :
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