La PPG longue, celle qui dure autour de vingt minutes, fait souvent peur.
“C’est long.”
“C’est chiant.”
“Je préfère courir.”
Et pourtant, chez les coureurs que j’accompagne depuis des années, je vois toujours le même schéma : ceux qui passent un cap durable sont presque tous passés par là. Pas forcément toute l’année. Pas forcément toutes les semaines. Mais au bon moment.
La vraie question n’est donc pas “est-ce que la PPG longue est utile ?”.
La vraie question, c’est à partir de quand elle devient vraiment rentable.
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Ce que la PPG longue n’est pas
Avant d’expliquer quand l’utiliser, il faut être clair sur ce qu’elle n’est pas.
La PPG longue n’est pas :
• une séance cardio déguisée
• un substitut à une séance de course
• une punition pour “se renforcer”
• une séance à caser n’importe quand
Si tu la traites comme ça, elle devient inutile… voire fatigante.
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À quoi sert vraiment une PPG de 20 minutes
Une PPG longue sert à construire une base structurelle.
Elle agit là où la course seule ne suffit plus :
• stabilité du bassin
• transmission de force
• tolérance des tendons
• coordination sous fatigue
• résistance mécanique
C’est un travail lent, discret, mais cumulatif.
Et c’est précisément pour ça qu’il devient intéressant quand tu cours déjà régulièrement.
Le moment clé : quand la PPG courte ne suffit plus
Tant que tu débutes ou que tu reprends, une PPG courte de 5 à 8 minutes suffit largement. Elle réveille. Elle protège. Elle accompagne.
La PPG longue devient utile quand :
• tu cours 3 fois par semaine ou plus
• tes footings passent bien, mais la fatigue s’accumule
• tu progresses en cardio mais pas en solidité
• les petits bobos apparaissent sans blessure franche
• tu veux encaisser plus de volume ou plus d’intensité
À ce stade, ce n’est plus ton moteur qui limite.
C’est ton châssis.
Pourquoi après 40 ans, elle devient souvent indispensable
Après 40 ans, le problème n’est pas la motivation.
C’est la capacité à encaisser.
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Le cardio progresse encore.
La volonté est là.
Mais les tissus, eux, demandent plus de progressivité.
La PPG longue agit comme un amortisseur invisible. Elle te permet :
• de mieux tolérer les séances au seuil
• de stabiliser la foulée en fin de sortie
• de réduire la charge sur les tendons
• de récupérer plus proprement
Et surtout, elle évite de transformer chaque progrès en prise de risque.
L’erreur classique : la placer n’importe où
Je vois souvent la PPG longue placée :
• la veille d’une séance dure
• après une sortie longue
• ou en plus, “quand on a le temps”
Résultat : jambes lourdes, sensation de raideur, et impression que la PPG “fatigue”.
En réalité, c’est juste un mauvais placement.
Où placer une PPG longue pour qu’elle soit utile
Le meilleur moment, dans la majorité des cas, c’est :
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• un jour sans course
• ou après un footing très facile
• loin des séances de qualité
Placée comme ça, elle devient un investissement, pas un coût.
Et je le rappelle ici, parce que tout est lié : 70 à 80 % du volume de course doit rester en endurance fondamentale. La PPG longue n’est efficace que si elle s’appuie sur cette base facile.
Ce que la PPG longue change concrètement sur le terrain
Les effets ne sont pas spectaculaires en une semaine.
Ils sont subtils… puis évidents.
Au bout de quelques semaines bien placées, beaucoup ressentent :
• une foulée plus stable
• moins de tension en fin de séance
• une meilleure tolérance des allures soutenues
• une récupération plus rapide
Et surtout, une confiance corporelle qui change la façon de courir.
Pourquoi elle ne remplace jamais la course
Attention à un piège.
La PPG longue ne remplace ni les footings, ni les séances de qualité. Elle les rend possibles.
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Si tu remplaces une sortie par de la PPG, tu perds le stimulus spécifique.
Si tu ajoutes de la PPG sans adapter le reste, tu surcharge.
Elle doit s’intégrer dans une logique globale, comme celle qu’on retrouve dans 👉 les séances spécifiques running ou dans 👉 les programmes running par distance.
À quelle fréquence elle devient intéressante
Dans la majorité des cas :
• une PPG longue toutes les 7 à 10 jours suffit
• deux par semaine ne sont utiles que sur des phases spécifiques
• elle n’est pas indispensable toute l’année
C’est un outil. Pas une obligation.
Le lien avec les données Garmin (sans obsession)
Si tu regardes tes données, la PPG longue se traduit souvent par :
• une meilleure stabilité des allures
• moins de dérive cardio
• une fatigue perçue plus faible à charge égale
Mais attention : la montre ne “voit” pas la PPG. Elle en voit les conséquences. Ne cherche pas un score immédiat. Cherche une cohérence sur plusieurs semaines.
Ce que tu peux tester concrètement
Si tu hésites encore :
Ajoute une PPG longue tous les 8–10 jours
Place-la un jour facile
Garde les footings vraiment faciles
Observe tes sensations sur 3 semaines
Si tes séances passent mieux sans forcer, la réponse est là.
Et si ton objectif est aussi de te sentir plus léger, plus mobile, plus à l’aise dans ton corps, sans tomber dans la restriction, tu peux t’appuyer sur 👉 le guide ultime pour retrouver ton poids de forme.
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