Gainage du coureur : ce que 30 secondes ne mesurent pas

Je la vois partout, cette phrase.
“Je tiens 30 secondes, donc c’est bon.”
Planche. Chaise. Gainage latéral.

Et à chaque fois, je me fais la même réflexion : ce test ne dit presque rien de ce qui compte vraiment pour un coureur.

Parce que tenir 30 secondes, ce n’est pas courir.
Ce n’est pas enchaîner des appuis.
Ce n’est pas stabiliser un bassin quand la fatigue monte.

La PPG utile au running ne se juge pas à un chrono tenu immobile. Elle se juge à ce qui reste solide quand tu cours, surtout quand tu es déjà entamé.

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La scène classique en PPG

Le coureur termine son footing.
Il enchaîne quelques exercices “classiques”.
Il tient la planche 30 secondes. Parfois 45. Parfois plus.

Il se dit :
“C’est bon, j’ai le gainage.”

Performance Course à pied : Pourquoi tu progresses sur le papier mais pas dans les sensations ?

Puis, à l’entraînement :

  • la posture s’affaisse
  • le bassin bouge
  • les jambes se délitent quand l’allure augmente

Mini vérité terrain : tenir une position statique ne garantit absolument pas une stabilité dynamique.

Pourquoi “tenir 30 secondes” est un faux repère

Parce que la course à pied n’est jamais statique.

En courant, ton corps doit :

  • produire de la force
  • absorber l’impact
  • transférer l’énergie
  • recommencer… des milliers de fois

Un gainage statique mesure surtout :

  • la tolérance à l’inconfort
  • la capacité à se crisper
  • parfois l’endurance locale

Mais il ne mesure presque rien sur :

  • la coordination
  • le contrôle du bassin en mouvement
  • la résistance à la fatigue spécifique du coureur

Tu peux tenir longtemps… et courir “mou”.

Le piège : confondre immobilité et contrôle

En PPG running, le contrôle compte plus que la durée.

Tenir 30 secondes en serrant tout :

Performance Garmin & Running : le graphique que presque personne ne regarde… mais qui change tout

  • sollicite fortement le système nerveux
  • crée de la fatigue
  • mais améliore peu le geste de course

À l’inverse, un exercice plus court, mieux contrôlé, répété proprement, apporte souvent beaucoup plus.

C’est exactement pour ça que certaines séances de PPG fatiguent… sans renforcer ce qui est utile à la foulée.

Ce que la PPG utile devrait vraiment mesurer

Chez un coureur, je regarde surtout autre chose.

Est-ce que :

  • la posture reste stable quand l’allure monte
  • le bassin reste contrôlé en fin de séance
  • les appuis restent précis sous fatigue

Ce sont ces qualités-là qui font la différence sur la durée.

Et elles ne se développent pas en tenant longtemps une position figée.

Pourquoi ce test est pourtant si répandu

Parce qu’il est simple.
Parce qu’il est mesurable.
Parce qu’il rassure.

Mais la simplicité d’un test ne garantit pas sa pertinence.

En running, beaucoup de choses importantes :

Performance Trail : la descente qui abîme plus que la montée chez les coureurs d’hiver

  • ne se mesurent pas facilement
  • ne donnent pas de score
  • se ressentent surtout en course

Et c’est souvent ce qui est le plus utile.

L’erreur fréquente chez les coureurs réguliers

Ils font de la PPG “en plus”.
Un peu au hasard.
Quand ils ont le temps.

Ils cherchent :

  • à tenir plus longtemps
  • à enchaîner plus d’exercices
  • à se fatiguer “un peu”

Résultat :

  • fatigue nerveuse
  • gain limité
  • transfert faible vers la course

Je le rappelle ici parce que c’est central : 70 à 80 % de ton volume running doit rester en endurance fondamentale, et la PPG doit soutenir cette logique, pas la parasiter.

Ce qui renforce vraiment un coureur

La PPG utile au running a trois caractéristiques simples.

D’abord, elle est dynamique.
Elle oblige à stabiliser en mouvement.

Ensuite, elle est courte.
5 à 15 minutes bien faites suffisent largement.

Enfin, elle est bien placée.
Souvent après un footing facile, jamais avant une séance clé.

Performance Pourquoi tu n’as pas besoin d’une séance running plus dure, mais d’une séance plus claire

C’est exactement l’approche des formats PPG bien pensés.

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Le signal simple pour savoir si ta PPG est utile

Le lendemain, pose-toi une question très concrète :

“Est-ce que ma foulée est plus stable… ou plus lourde ?”

Si tu te sens :

  • plus coordonné
  • plus solide
  • plus fluide

Alors la PPG joue son rôle.

Si tu te sens :

  • vidé
  • raide
  • sans tonus

Alors elle fatigue plus qu’elle ne renforce.

Comment je l’intègre sans nuire à l’entraînement

Dans la majorité des cas :

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  • 1 à 2 séances de PPG par semaine suffisent
  • jamais la veille d’une séance clé
  • souvent juste après un footing facile

La PPG ne doit jamais devenir la séance la plus dure de la semaine.
Sinon, elle entre en concurrence avec la course.

Si tu suis un plan structuré, cette logique est déjà intégrée.

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Ce que tu peux faire dès cette semaine

Si tu fais de la PPG aujourd’hui :

  • arrête de te focaliser sur la durée tenue
  • raccourcis les exercices
  • privilégie le contrôle au chrono
  • observe l’impact sur ta foulée

Très souvent, moins de secondes = plus de bénéfices.

La PPG du coureur n’est pas un concours de gainage.
C’est un outil discret pour courir plus solide… plus longtemps.

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