Allure spécifique 10 km : l’erreur de pacing la plus fréquente

Je la vois partout, cette erreur. Chez les coureurs débutants comme chez ceux qui ont déjà plusieurs 10 km au compteur. À l’entraînement, la séance passe “à peu près”. En course, ça tient… jusqu’à un moment précis. Puis l’allure se délite, sans explosion franche, mais avec cette sensation horrible de ne plus jamais retrouver le rythme.

Et presque à chaque fois, quand on décortique calmement, le problème n’est ni le manque de forme, ni l’âge, ni la météo. C’est le pacing à l’allure spécifique 10 km.

Pas l’allure en elle-même.
La façon dont elle est attaquée et tenue.

Si tu veux arrêter de subir ton AS10 et commencer à vraiment l’exploiter, il faut comprendre cette erreur-là.

Pour t’appuyer sur un cadre clair pendant la lecture :

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La scène que je vois tout le temps à l’entraînement

Séance AS10 prévue. Le coureur s’échauffe correctement. Puis, dès le premier bloc, il “se cale”. En réalité, il part un peu au-dessus de son allure cible. Pas beaucoup. Cinq secondes au kilomètre. Parfois moins.

Sur les premières minutes, tout va bien.
La respiration est engagée, mais contrôlée. Les jambes répondent.

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Puis, bloc après bloc, quelque chose change. La foulée se raccourcit. Le souffle devient plus coûteux. À la fin, l’allure chute ou la séance est écourtée.

Mini vérité terrain : l’erreur de pacing à l’AS10 ne se paie jamais immédiatement.
Elle se paie plus tard, quand la fatigue s’installe.

L’erreur la plus fréquente : attaquer trop vite l’AS10

C’est de loin la plus répandue.

Beaucoup de coureurs pensent travailler l’allure spécifique en se disant :
“Si je peux tenir un peu plus vite à l’entraînement, le jour J ça passera.”

En réalité, l’AS10 n’est pas une allure à “tester”.
C’est une allure à stabiliser.

Partir trop vite à l’AS10 entraîne trois conséquences très concrètes :

  • une dérive cardiaque prématurée
  • une fatigue musculaire qui s’accumule bloc après bloc
  • une perte de contrôle sur la fin de séance

Et surtout, ça fausse complètement le signal que la séance est censée t’envoyer.

Pourquoi cette erreur est si facile à faire

Parce que l’AS10 est une allure trompeuse.

Elle se situe :

Performance Garmin Course à pied : calibration distance, comment retrouver des 10 km fiables

  • au-dessus du confort
  • en dessous de la vraie zone de lutte

Au début, elle paraît “gérable”.
C’est précisément ce qui pousse à accélérer légèrement, sans s’en rendre compte.

Ajoute à ça :

  • une montre optimiste
  • un prédicteur flatteur
  • l’envie de valider la séance

Et tu obtiens un pacing trop agressif, presque systématiquement.

Ce que l’AS10 est censée t’apprendre

Une séance à allure spécifique 10 km n’est pas là pour te prouver que tu peux aller vite.
Elle est là pour t’apprendre à tenir une allure exigeante dans la durée, avec le moins de dérive possible.

Une AS10 bien courue, c’est :

  • une allure stable
  • une respiration engagée mais maîtrisée
  • une fin de séance encore “propre”

Si tu termines chaque séance AS10 rincé, tu n’es pas en train de construire. Tu es en train de grignoter ton capital.

Et je le rappelle ici parce que c’est central : 70 à 80 % de ton volume doit rester en endurance fondamentale. L’AS10 est une touche ciblée, pas une base.

Le signe clair que ton pacing est mauvais

Il est très simple.

Si, pendant une séance AS10 :

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  • tu regardes la montre toutes les 15 secondes
  • tu négocies mentalement dès la moitié du bloc
  • tu n’arrives plus à relancer proprement

Alors ton allure est trop haute.

À l’inverse, une AS10 bien dosée te laisse cette impression étrange :
“C’était dur… mais j’aurais pu tenir encore un peu.”

C’est exactement ce que tu cherches.

L’ajustement le plus rentable : partir légèrement en dedans

La correction la plus efficace n’est pas de changer d’allure cible sur le papier.
C’est de changer la façon dont tu l’attaques.

Concrètement :

  • démarre chaque bloc légèrement sous l’AS10
  • stabilise pendant quelques minutes
  • laisse l’allure venir à toi

Sur une séance, ça se traduit souvent par :

  • une première minute presque frustrante
  • une zone centrale très stable
  • une fin plus solide que d’habitude

C’est ce qu’on appelle un pacing construit, pas subi.

La séance qui corrige naturellement cette erreur

Il y a une séance que j’utilise très souvent pour régler ce problème : l’AS10 progressive.

Au lieu de te jeter directement à l’allure cible, tu construis l’effort :

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  • tu démarres sous l’AS10
  • tu stabilises à l’AS10
  • tu termines proche de l’AS10 haute, sans forcer

Cette séance apprend au corps à entrer dans l’allure, au lieu de la subir.

👉 Tu la retrouves directement ici :
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Le lien direct avec la course

L’erreur de pacing à l’entraînement se retrouve presque à l’identique le jour J.

Un départ légèrement trop rapide à l’AS10 :

  • ne se voit pas au km 2
  • commence à coûter au km 6–7
  • devient critique sur les 2 derniers kilomètres

C’est pour ça que tant de 10 km se ressemblent : départ propre, milieu correct, fin subie.

Apprendre à doser l’AS10 à l’entraînement, c’est préparer un départ plus intelligent en course.

Où placer le travail AS10 sans déséquilibrer la semaine

Une seule séance AS10 par semaine suffit largement.

Le reste du temps :

  • endurance fondamentale majoritaire
  • éventuellement une séance technique ou progressive
  • récupération non négociable

Si tu multiplies les rappels d’allure spécifique, tu perds le bénéfice et tu augmentes la fatigue.

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Les plans structurés intègrent ce dosage au bon moment, selon ton nombre de séances.

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Ce que tu peux faire dès cette semaine

Si tu travailles ton allure spécifique 10 km :

  • démarre chaque bloc légèrement en dessous de l’allure cible
  • cherche la stabilité, pas la démonstration
  • finis la séance avec encore du contrôle
  • protège le reste de la semaine en endurance fondamentale

L’AS10 n’est pas une allure à attaquer.
C’est une allure à apprivoiser.

Pour structurer tout ça sans improviser :

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