Tu pars pour une sortie “tranquille” et, sans t’en rendre compte, tu tires 10 à 15 watts de trop… Résultat : cardio qui dérive, jambes lourdes le lendemain, séances qualitatives sabotées la semaine suivante. Ce piège est le n°1 chez les cyclistes amateurs de 30–50 ans : on roule trop vite en endurance. En novembre, avec le froid et le vent, l’addition est encore plus salée. On va voir ensemble pourquoi c’est si coûteux, comment le repérer, et quoi faire pour sanctuariser un vrai foncier qui te fait réellement progresser.
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Le rôle sacré de l’endurance fondamentale
L’endurance fondamentale (Z1–bas Z2 selon ta méthodo) est la base physiologique qui rend efficaces toutes tes intensités. Elle développe les mitochondries, la capillarisation, l’oxydation des graisses, et baisse ton coût cardiorespiratoire à une allure donnée. Sans elle, chaque séance intense devient un coup d’épée dans l’eau.
Règle d’or : garde 70–80 % du volume en endurance fondamentale. C’est ce qui te permet de supporter et valoriser le reste.
Activités physiques Combien de séances par semaine pour vraiment progresser en triathlon ?
Pour t’y mettre en pratique, passe par la page Plans et séances en endurance fondamentale, et commence simple avec Endurance active longue.
Pourquoi “un peu trop vite” devient beaucoup trop coûteux
1) Le carburant : tu brûles le mauvais mélange
À endurance correcte, tu utilises surtout les graisses. À +10–15 W de trop, tu bascules vers plus de glucides. Sur 2 h, la différence est massive : tu arrives “presté”, glycogène entamé, récupération plus longue, immunité plus fragile (classique en novembre).
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2) La dérive cardiaque : ton cardio te trahit
Même à puissance stable, la fréquence cardiaque dérive avec la durée (température, hydratation, fatigue). Si tu pars déjà trop haut, la dérive te fait sortir de zone sans t’en rendre compte. Résultat : une sortie “foncier” qui devient tempo déguisé.
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👉 Outil malin : la séance Cadence Drift (HT) te montre en direct comment stabiliser ton geste pour limiter la dérive.
3) L’effet domino : qualité perdue sur les séances clés
Tu veux faire du seuil mardi ? Si tu as “grisé” ton endurance dimanche, tu perdras 5–10 W sur Seuil lactique classique, et toute la semaine se décale. Une endurance trop rapide te vole la progression… silencieusement.
Novembre : le contexte qui amplifie le piège
- Air froid + vent : coût énergétique augmenté. Pour la même vitesse, tu produis plus de watts. Si tu te fies au compteur de vitesse… tu te mets trop vite dans le dur.
- Couches de vêtements : +300 à +800 g et un peu d’aéro en moins → davantage de watts pour tenir “la même allure”.
- Routes sales, relances : chaque micro relance te sort de Z1 si tu n’anticipes pas les braquets.
Conclusion : juger à la vitesse en automne est trompeur. Laisse ton ego au garage, raisonne en zones, pas en km/h.
Les 5 signes que tu roules trop vite en endurance
- Cardio moyen de la sortie proche de ton tempo bas.
- Sensation de lourdeur le lendemain, besoin irrépressible de café pour t’activer.
- Inconfort respiratoire léger mais constant ; tu parles difficilement.
- Tu négliges le ravito en te disant “c’est facile”… puis tu finis à la corde.
- Tes séances clés plafonnent (seuil qui n’avance pas, VO₂ qui stagne).
Si tu coches 2–3 cases, il est temps de ralentir pour mieux progresser.
Comment rester vraiment en endurance (et aimer ça)
Ancre #1 : la cadence
Vise 85–95 rpm la majorité du temps. La souplesse te maintient dans une contrainte musculaire basse et te “protège” du faux tempo.
Pour automatiser : Vélocité continue (30–40’) ou, en bosse douce, Vélocité en bosse.
Ancre #2 : la respiration
Règle simple : tu dois pouvoir parler en phrases complètes. Si tu coupes tes mots, tu es déjà trop haut.
Ancre #3 : le parcours
Choisis des routes régulières (faux-plats, boucles connues). Évite les segments qui “appellent” la bagarre. En groupe, verbalise dès le départ : “Z1–bas Z2 aujourd’hui.”
Ancre #4 : la techno (bien utilisée)
- Calibre ta puissance moyenne cible (et NP) sur les 10’ en cours.
- Utilise un écran simple (puissance 3 s, cadence, FC, temps) : pas besoin d’un sapin de Noël.
- Sur HT, programme 2–3 paliers Z1/Z2 pour verrouiller le geste. La séance Sweet Spot Endurance (HT) te servira les jours pressés, mais garde une grosse part d’EF pure en semaine.
Deux formats d’endurance qui font vraiment progresser
1) Endurance progressive (90 à 120’)
- 30’ Z1
- 40’ bas Z2 (cadence 90–95 rpm)
- 10’ Z1 très souple
- 20’ Z2 “haute” sans basculer tempo
Objectif : apprendre à rester économique en fin de sortie.
👉 Fiche : Endurance progressive
2) Endurance vallonnée en force contrôlée (75–90’)
- 20’ Z1–Z2
- 6×4’ en côte douce à cadence 60–65 rpm, intensité bas Z2 seulement, récup 3’ Z1–Z2
- 20’ Z1–Z2 fluide
Objectif : renforcer la chaîne musculaire sans transformer la sortie en tempo.
👉 Fiche : Endurance vallonnée en force
Le “test endurance” avant/après (simple et motivant)
Sur un même parcours de 90’, répète ce protocole à 2 semaines d’écart :
- Tiens la même puissance moyenne (ou NP) et la même cadence.
- Observe : cardio moyen plus bas de 3–5 bpm ? Sensation plus “facile” ?
Si oui, ton endurance progresse. Si non, c’est souvent que tu as roulé trop haut entre les deux tests.
Éviter les 4 erreurs classiques
- Se fier à la vitesse en novembre : piège, vent et couches faussent tout.
- Rouler au feeling… avec des amis “chauds” : on s’enflamme vite. Fixe un cadre, sinon HT.
- Négliger l’hydratation en froid sec : bidon tiède + électrolytes, 2–3 gorgées/10’.
- Zapper la récup : après un gros week-end, cale Récupération active 40–60’ Z1 le lundi, et un court automassage + stretching.
Semaine-type de novembre qui marche (et se tient)
- Mardi : Endurance active 75–90’ (route) → Endurance active longue
- Jeudi : HT technique 45–60’ (vélocité, cadence stable) → Vélocité continue
- Samedi : Séance tempo/seuil (qualitative) → Seuil lactique classique
- Dimanche : Endurance longue 2–3 h (Z1–Z2), ravito simple → Endurance progressive
- Lundi : Récup active 40–60’ Z1 ou off → Récupération active
Tu noteras qu’on garde 70–80 % du volume en endurance fondamentale. C’est ça qui débloque les watts sur le seuil… et te laisse de la fraîcheur pour la VO₂.
À retenir (et appliquer dès cette semaine)
- L’endurance trop rapide est un tempo déguisé : elle grignote ton glycogène, fatigue ton système nerveux et sabote tes séances clés.
- En novembre, raisonne en zones, pas en vitesse.
- Verrouille cadence, respiration, parcours, techno.
- Structure 2 formats d’EF que tu respectes et aimes refaire.
- Et n’oublie jamais : 70–80 % du volume en endurance fondamentale.
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