Je l’ai longtemps pratiquée sans m’en rendre compte.
Cette allure “confortable mais active”, celle qui donne l’impression de bien s’entraîner sans se faire mal. Tu pars, tu te sens bien, le cardio est sage, la montre affiche quelque chose de propre. Tu rentres avec le sentiment d’avoir fait une bonne sortie.
Et pourtant, au fil des semaines, quelque chose se dérègle.
Les jambes sont moins fraîches. Les séances clés passent moins bien. L’envie baisse un peu. Pas de blessure nette, pas d’alerte rouge… juste une fatigue qui s’installe.
Cette allure-là, je la vois partout.
C’est l’allure qui rassure sur le moment, mais qui épuise à moyen terme.
Je t’explique pourquoi elle est si piégeuse, comment la reconnaître, et surtout comment en sortir sans avoir l’impression de “régresser”.
Je pose le cadre tout de suite : 70–80 % du volume doit rester en endurance fondamentale. Si cette règle est floue, cette allure piégeuse s’installe presque automatiquement.
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Et pour objectiver tout ça sans te mentir, une montre fiable aide vraiment à voir ce qui se passe dans la durée
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La mini vérité sur cette allure “entre-deux”
Cette allure n’est ni lente, ni rapide.
Ni vraiment facile, ni franchement exigeante.
Performance Garmin et l’illusion de la progression linéaire en course à pied, je t’explique
Sur le moment :
- tu respires bien
- tu te sens efficace
- tu as l’impression de “rentabiliser” ta sortie
Mais physiologiquement, tu es souvent juste au-dessus de l’endurance fondamentale, sans les bénéfices clairs du travail spécifique.
Résultat :
tu accumules de la fatigue… sans stimulus précis.
À quoi elle ressemble concrètement
Chez beaucoup de coureurs, cette allure se situe :
- un peu trop vite pour discuter longtemps
- un peu trop lent pour travailler le seuil
- confortable les 20–30 premières minutes
- de plus en plus coûteuse ensuite
Sur Garmin, elle donne souvent :
- une FC moyenne rassurante
- une allure régulière
- un Training Effect “ok”
Mais ce sont les effets cumulés qui posent problème.
Pourquoi elle fatigue autant sans alerter
1) Elle empêche le vrai relâchement
En endurance fondamentale, le corps récupère en courant.
À cette allure intermédiaire :
- la respiration reste engagée
- la posture se fige légèrement
- la foulée perd en élasticité
Tu cours, mais tu ne récupères pas vraiment.
Performance Tapis de course : pourquoi la régularité y est plus exigeante qu’en extérieur
2) Elle ne construit pas de qualité spécifique
Elle est trop basse pour :
- améliorer nettement le seuil
- travailler l’allure 10 km
- développer la VMA
Donc elle ne remplace pas une vraie séance spécifique.
👉 Travail au seuil et allure spécifique
3) Elle s’installe par automatisme
Quand tu cours souvent à cette allure :
- ton corps s’y habitue
- tu la choisis sans y penser
- tu crois être régulier… mais tu es juste toujours un peu trop haut
C’est exactement comme ça que naît la fatigue de fond.
Le signal que je regarde toujours
Il est simple.
👉 Les sorties “faciles” n’améliorent plus les sensations.
Si après un footing censé être cool :
Fatigue Course à pied : Pourquoi tu progresses sur le papier mais pas dans les sensations ?
- tu n’es pas plus frais
- la séance suivante est plus dure
- la foulée est déjà lourde
Alors cette allure intermédiaire est probablement en train de te coûter cher.
Pourquoi le piège est encore plus fort après 40 ans
Avec l’âge, un détail change tout :
la tolérance à cette zone grise diminue.
À 30 ans, tu pouvais courir souvent “un peu trop vite” et récupérer quand même.
À 40–50 ans, cette allure devient l’une des causes principales de stagnation et de fatigue chronique.
Le corps ne s’adapte plus à l’à-peu-près.
Comment j’en suis sorti (sans courir plus lentement partout)
Je n’ai pas tout ralenti.
J’ai clarifié mes intentions.
1) Des footings vraiment faciles
Au début, ça fait bizarre.
- allure plus lente
- ego un peu froissé
- sensation de “ne rien faire”
Mais très vite :
- les jambes redeviennent légères
- les séances clés passent mieux
- la fatigue de fond disparaît
2) Des séances spécifiques vraiment ciblées
Au lieu de courir souvent “entre deux”, je préfère :
- 1 vraie séance spécifique
- bien encadrée
- bien récupérée
Que trois sorties moyennement actives.
Performance Gainage du coureur : ce que 30 secondes ne mesurent pas
3) Une allure intermédiaire… seulement quand elle a un sens
Cette allure n’est pas interdite.
Elle est juste à utiliser avec parcimonie :
- sortie progressive
- bloc spécifique bien placé
- travail d’allure précis
Pas comme base quotidienne.
Le rôle des données pour repérer ce piège
Je regarde surtout :
- la dérive cardio sur les footings
- la facilité de récupération à J+1
- la répétabilité des semaines
Une allure qui épuise laisse toujours une trace… même si les chiffres isolés sont jolis.
Et pour suivre ça proprement, encore faut-il un matériel cohérent
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Et sur tapis, attention encore plus
Sur tapis, cette allure intermédiaire est encore plus trompeuse.
- pas de vent
- pas de variations
- effort très lissé
Tu peux rester longtemps dans cette zone… et accumuler une fatigue invisible.
D’où l’intérêt :
- d’un réglage d’inclinaison correct
- d’une vraie EF assumée
- et d’un tapis stable
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Ce que tu peux faire dès cette semaine
Un test simple :
Performance Garmin & Running : le graphique que presque personne ne regarde… mais qui change tout
- sur tes 2 prochains footings
- ralentis volontairement
- reste en aisance respiratoire totale
- observe les sensations sur 5–7 jours
Très souvent, cette seule correction redonne de la fraîcheur… sans perdre de condition.
Et si tu veux structurer ça sans improviser :
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L’allure qui rassure n’est pas forcément la bonne.
La bonne allure, c’est celle qui te permet de t’entraîner encore demain, et la semaine suivante.

